La fin de l’été.

Aux 30 degrés arrivés subitement, succèdent très rapidement ces 8 degrés bien matinaux accompagnés d’une épaisse couche de brouillard. Le long des routes, des mûres sauvages entre le noir et le rouge qu’on s’amuse à cueillir entre deux respirations saccadées, surpris par la fatigue physique qu’un été surmené a produit. L’humidité reprend sa place entre les draps frais dont on vient de recouvrir la couette, et sur le canapé, les coussins colorés et plaids en coton épais reprennent leur place. Il est bon de se glisser à l’intérieur, mains liées autour d’une tassé de thé fumant, saveurs épicées du rooibos accompagné d’une petite gourmandise au chocolat ou au caramel.

C’est la fin de l’été. Le jour en a fini de s’étirer et tout doucement la lumière disparaît. Un parfum de fleurs fraîchement coupées rappelle alors ces longues soirées d’été à attendre que la nuit tombe pour regarder les étoiles et doucement fermer les yeux, trouvant le sommeil plus que nécessaire dans un climat de chaleur lourde. Les rues pavées sont battus par les pas des écoliers qui portent encore sur leur visage des traces de ces heures passées au soleil, quand le rouge fait place au hale d’une peau exposée à l’air iodé et rafraîchissant de la mer. Des couleurs qu’on aimerait bien garder longtemps sur soi, qui nous donne bonne mine et nous rappellent des heures passées à ne rien faire.

Il y a quelques jours, j’ai rangé mes dossiers, et doucement glissé l’ordinateur dans sa pochette. J’ai fait tourner la clé deux fois dans la serrure, et j’ai vérifié que tout était en ordre. Je me suis assise derrière le volant, et très vite j’ai senti que je me libérais d’un poids. Le jour commençait déjà à décliner, la pluie s’était enfin arrêtée. C’est la fin de l’été, cette période qu’on attend avec impatience et qui s’avère difficile même si excitante ; ces deux mois où les heures de travail ne comptent pas, et les migraines s’accumulent sans qu’on ne puisse vraiment s’en occuper parce qu’on ne veut rien rater de ces quelques heures du soir pendant lesquels on arrête le temps et on savoure la météo clémente, remerciant alors qu’une autre journée se termine et qu’on se rapproche de la fin. Car c’est pour moi, à mon plus grand soulagement, le début des vacances.

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8 commentaires sur “La fin de l’été.

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  1. J’aime la façon dont tu dis aurevoir à l’été Julie – doucement l’automne s’invite et nous invite aussi à ralentir la cadence, à prendre le temps de vivre à un nouveau rythme, au chaud, à l’intérieur.
    Je t’embrasse et profite de ces instants.

    Aimé par 1 personne

    1. Je trouvais important de le faire cette année. Cet été a été bien spécial pour moi, commencer à dire au revoir à certaines choses, accepter les changements à venir et les embrasser, les préparer… Les vacances permettent de ralentir le rythme et de mieux respirer.
      Je vous souhaite une douce soirée à toi et l’escargot et vous embrasse bien fort.

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