Parce que c’est toi.

Grand Dadais. C’est ainsi que dans mon journal et dans mes pensées je te nommais. Toi, un homme fin, au visage rayonnant de gentillesse, à chaque mouvement tu semblais flotter dans l’air tant tu m’apparaissais léger. Ou était-ce ce sourire que d’un regard tu faisais naître sur mes lèvres, et qui mettait mon cœur en liesse ?

Grand Dadais. Qui un jour es apparu au coin d’une rue alors qu’à toi je pensais. Je n’en croyais pas mes yeux, tu étais là tout près alors que je ne m’y attendais pas. J’ai cru lire que tu étais gêné, et puis tu as déclaré que tu déjeunais juste en face et que tu avais traversé pour venir me dire bonjour. Tu étais reparti en courant, dans l’autre direction.

Grand Dadais. Je ne trouvais d’expression plus tendre pour décrire ta grande personne, qui commença alors à m’accompagner pour des promenades le long de la jetée, où nous nous confiions nos vies en regardant le soleil se coucher et rejoindre la mer. Chacun de ces moments passés en ta compagnie m’apprenait la tendresse d’une amitié naissante, la possibilité un jour de pouvoir faire confiance. Nos langues qui se déliaient naturellement posaient des mots sur des passés dont les blessures communes nous ont rapprochés. De confessions en confessions, de larmes essuyés en sourires timides, il nous a très vite paru évident que nous comptions beaucoup l’un pour l’autre.

Et puis… Tu me prenais la main, tu m’embrassais sur le front et ces gestes spontanés me paraissaient les plus beaux du monde. Tu m’encerclais de tes bras et je pouvais fermer les yeux, me sentant en sécurité. Sur cette plage où nous étions assis, je m’abandonnai à la rêverie et m’endormis contre toi. Dans ces forêts où nous marchions, je redécouvrais la beauté de la nature sous ton regard bienveillant. Je t’invitais pour une tasse de thé, pour un repas, pour un film. Tu devenais mon meilleur ami, mon confident. Je n’avais pas à prétendre d’être quelqu’un d’autre.

Habibi. C’est ce moment où timide, tu as posé tes lèvres sur les miennes. C’est ce moment où j’ai lu une histoire d’amour dans un livre que tu m’avais laissé et j’ai su alors ce que je ressentais pour toi. Un amour surprenant, tendre, empreint de pudeur, qui ne demandait qu’à éclore si nous l’y autorisions. Avec toi, qui portes le nom du tout Premier Homme, j’ai posé des questions sur Dieu, sur le sens de la vie, sur les épreuves et la souffrance, mais aussi sur le pardon et la possibilité de pouvoir toucher du doigt un jour un peu plus de sérénité.

Habibi. C’est avec toi que j’ai beaucoup pleuré, que j’ai le plus crié. C’est avec toi que j’ai cru perdre patience. C’est avec toi que j’ai pris la mesure de tout ce qui me restait à surmonter, les peines immenses et la frustration, la douleur et cette tendance à l’auto-destruction. C’est avec toi que mon mal-être a commencé à disparaître. C’est avec toi que de mes cendres, je renais.

Habibi. C’est avec toi que je découvre l’Amour, jour après jour. Celui qui n’a pas peur des silences, celui qui permet toutes confidences, celui qui souffre parfois de maladresse, mais celui aussi qui offre joie et allégresse. C’est avec toi que je découvre comme il est beau d’aimer, d’être amoureuse et d’être aimée. C’est avec toi que je deviens cette femme qui peut sourire dans le miroir chaque jour devant son reflet, et qui retrouve un peu l’insouciance des premières années de vie qu’elle s’était vue arrachée.

Pour toujours et à jamais, j’écris que je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai.

12710749_10208585723579588_7731533255723288094_o12716104_10208585722779568_6923387451688349552_o

Publicités

5 commentaires sur “Parce que c’est toi.

Ajouter un commentaire

Quelques mots de votre part :

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Un site WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :