Je n’ai pas encore proposé de recettes ici. J’y pense, parfois, même souvent. Je ne suis pas très douée pour prendre mes plats en photo, et c’est dû en partie au fait que je ne prête pas forcément attention à l’aspect visuel/la présentation de mes plats… C’est souvent très bon, mais ce n’est pas forcément très beau…

Je ne vais non plus rentrer dans des débats relatifs au choix alimentaire de chacun et chacune. Je n’aime pas rentrer dans des cases et mettre des étiquettes. Je ne me proclame pas végétarienne ni vegan, ni flexitarienne, ni omnivore, ni carnivore, ni quoi que ce soit d’autre. J’aime me nourrir, et j’ai à cœur de protéger la Vie sur Terre. Et puis, ce n’est vraiment pas le sujet de mon article. Bien sûr dans l’idéal, j’aimerais opter pour une alimentation qui entre en accord parfait avec mes convictions. Mais je connais assez mal mon corps et j’ai fait le choix de changements lents, d’une transition en douceur pour ne pas commettre trop d’erreurs et préserver ma santé tout en m’approchant de mon idéal.

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Au commencement.

Je regrette sincèrement de ne pas avoir demandé à Maman de cuisiner avec elle. Il n’est pas trop tard pour qu’elle m’apprenne ses petits secrets pour les desserts mais ce n’est pas la même chose… En quittant la maison à 17 ans pour deux années de classé préparatoire en internat, ce n’est pas seulement leur foyer que j’ai quitté, j’ai également quitté les petits plats préparés dans la cuisine de Maman et Papa. Nous mangions bien, elle a toujours su deviner ce que mon frère et moi voulions même lorsque personne n’était très inspiré.

Indigestions, remontées acides, douleurs au ventre, acné… mon lot quotidien de maux face à une cantine servant fritures, légumes trop bouillis, féculents trop présents… Les consultations médicales ne sont jamais allées plus loin que des rendez-vous chez le médecin traitant, me proposant à chaque fois un traitement différent à tester sur quelques semaines. J’allais mieux puis j’allais mal de nouveau. Je ne souviens pas avoir passé de prises de sang ni de scanner ni autres types d’examen qui auraient pu aider au diagnostic. J’étais pourtant persuadée que ce que je mangeais me rendait malade. Et je n’avais personne à qui le dire !

Émancipation

J’ai déménagé, changé de région… et entrepris une transition alimentaire. J’ai certainement fait preuve d’une certaine inconscience en le faisant seule. J’ai plusieurs fois regretté de ne pas avoir écouté plus attentivement en cours de SVT quand on parlait de l’alimentation et des besoins du corps humain. Habibi m’a sensibilisée aux maladies cœliaques, cette maladie auto-immune pouvant s’accompagner d’allergies, d’intolérances et d’autres maux. Je ne savais pourtant pas quoi faire et j’ignorais comment m’y prendre…

Un jour j’ai décidé de vider intégralement mon réfrigérateur et de ne le remplir que d’aliments vegan. J’ai très vite fait la tronche devant le prix de certaines sources de protéines, et ça n’a pas réglé les douleurs quotidiennes et autres désagréments. Je me suis tournée vers un régime sans gluten et là encore, j’ai fait la grimace devant le prix exorbitant de quelques tartines de pain qui ne paraissait pas très appétissantes emballées dans du plastique et vendues en supermarché. Et puis passer devant une boulangerie devenait difficile tant j’avais envie de viennoiseries, de pâte feuilletée tiède etc… J’ai pris un peu de poids, pour en perdre, puis en reprendre et en perdre encore…

Parfois mon organisme résistait et me faisait payer ces changements : fatigue, nausées, malaises vagaux (sans perte de connaissance)… Cela n’a pas été rose tous les jours… Et il était hors de question que je retourne voir un médecin car le peu que j’avais pu en parler à mon médecin traitant, il me disait prendre des risques inconsidérés pour ma santé sans m’inviter à consulter un spécialiste parce qu’il trouvait ça ridicule et certainement trop cher !

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Est-ce que ça va mieux ?

J’ai appris à écouter mon corps et je me suis renseignée, j’ai acheté plusieurs ouvrages, j’ai lu. Je me suis perdue dans des explications trop scientifiques, ai eu envie de m’inscrire à une formation pour devenir nutritionniste ou encore diététicienne. La cuisine, et toute la chimie entre les aliments m’intéressent de plus en plus. Trônent dans la bibliothèque comme des trésors livres de recettes équilibrées pour petits budgets, cuisine végétarienne, plats de légumes et fruits de saison, et gourmandises zéro gluten. Je lis les instructions avec attention, achète souvent des ouvrages où les auteurs partagent des passages de leur vie, expliquant alors pourquoi ils se tournent vers telle ou telle alimentation.

Mon poids s’est stabilité et je crois bien avoir trouvé mon poids idéal – apparemment, j’ai toujours l’air trop mince pour la majeure partie de ma famille qui à chaque fois que je leur rends visite ne peut s’empêcher de dire « Bah dis donc, t’es pas épaisse ! » ou encore « Tu vas bientôt être transparente ». Il m’arrive encore d’être malade parfois, de souffrir de ballonnements ou encore de sentir une migraine violente suite à un repas très mal digérée. C’est ainsi que j’apprends à cuisiner, et éviter certaines choses à l’avenir.

Je suis devenue gourmande et j’aime passer du temps en cuisine. Ce qui était devenu une torture – les nuits étaient bien trop souvent interrompues par tout type de douleur et d’autres choses auxquelles je ne préfère pas penser – est devenu un vrai plaisir. A présent, j’aime cuisiner pour moi et pour les autres, et chaque repas est l’occasion d’un bon moment passé seul ou en partage. Chez moi je cuisine végétarien. Quand je sors au restaurant ou quand je suis invitée, je mange ce qui est servi sans rien dire, qu’il y ait de la viande, du gluten, du lactose… Mon alimentation est assez équilibrée le reste du temps pour que je puisse me permettre une petite incartade, ou pour que je tolère de me sentir un peu groggy le jour suivant… Je refuse d’être un poids, d’être exclue, ou d’être perçue comme quelqu’un qui fait la difficile. C’est peut-être un peu contradictoire mais je préfère passer un bon moment, étant prête à manger peu parce que je privilégie l’échange social. J’aime la joie que procure un repas partagé dans le brouhaha des conversations et des rires.

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Et la suite…

De cette page racontant mon parcours alimentaire, découleront d’autres publications sur le thème d’une alimentation équilibrée et variée, alliant listes de livres qui m’ont assisté dans ma transition, partages de recettes découvertes sur les réseaux sociaux (blogs, Pinterest et autres sources), illustrations et autres choses liées à l’alimentation qui auraient pu retenir mon attention.

L’alimentation devient une catégorie sur le blog : je sais que certains et certaines d’entre vous passant par ici – Merci de me lire malgré mes absences répétées ❤ – font de leur alimentation une priorité dans leur vie et/ou y prêtent une attention particulière. Je serais donc ravie de vous apporter mon témoignage, de partager mes trouvailles, et pourquoi pas vous aider un peu pour que tout se passe bien ? Parce qu’il faut bien dire que je me suis sentie bien seule plus d’une fois…

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17 réflexions sur “Et toi, est-ce que tu vas bien quand tu manges ?

  1. Il y a une vraie de vraie amélioration depuis ton changement d’alimentation ? Outre mesure, j’ai le même genre de soucis. Très mauvaise digestion, grosse fatigue, quelques malaises, ballonnements .. Ca commence vraiment à m’handicaper, mes les médecins s’en contrefichent ! Je sais que je ne mange pas optimalement bien alors …

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    1. Il y a une vraie de vraie amélioration depuis mon changement d’alimentation. J’ai pu identifier ce qui me rendait le plus malade, alors j’évite ces aliments/composants… je mange à un autre rythme, en de plus petites quantités et en prenant plus le temps de mâcher mes aliments. Je ferai d’autres articles sur le thème.
      Je suis désolée de lire qu’aucun médecin ne puisse t’écouter et t’apporter de solution, même si ça ne m’étonne pas du tout…

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    2. Les médecins ne sont pas formés pour ça ils n’ont que des rudiments de cours de diététique souvent en rapport avec les pathologies courantes :o)
      Est ce que vous avez pensé à vous rapprocher d’un naturopathe ? C’est peut être un peu cher mais c’est 1 très long rdv pour bien cerner la personne puis grosso modo 2 autres. Très complets et surtout personnalisés et avec les explications à chaque question :o)
      Les symptômes que tu décris sont effectivement ceux d’une alimentation trop industrialisée, trop sucrée, trop grasse et avec certainement trop de produits « blancs », c’est à dire raffinés comme le riz blanc, la farine blanche, le pain blanc, les pâtes blanches, les laitages et le fromage. En enlevant ces produits là et en les remplaçant par des pâtes complètes, du riz complet, du pain complet ou alors fabriqué avec des farines sans gluten (maison) ou de céréales anciennes comme l’épeautre … les choses vont souvent nettement mieux :o)
      Bonne continuation sur ce beau chemin de la connaissance de soi !

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      1. C’est une remarque très juste que je compléterais ainsi : je respecte le travail d’un médecin généraliste. Mais s’il n’est pas capable d’apporter une solution parce que cela dépasse son savoir, il peut faire appel à d’autres médecins jugés plus au fait et donc spécialistes de ce genre de conditions. Ce que les miens n’ont pas fait malheureusement.
        J’ai contacté un naturopathe dans la region où je vis actuellement, et aucun retour à mes appels et mes emails… j’ai donc laissé tomber.
        Et j’en suis arrivée à cette observation mentionnée dans le commentaire : les produits « blancs », très peu pour moi ! Je me tourne vers des produits complets, voire sans gluten quand c’est possible.
        Merci pour ce commentaire bien construit qui apporte des réponses concrètes ! 😊

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      2. .. Je ne sais pas quoi dire. C’est exactement comme ça que je m’alimente. C’est à dire mal, je le sais mais le fait est que je n’aime pas me préoccuper de mes repas.
        Non, je n’avais jamais pensé à aller voir un naturopathe. J’ai essayé l’osthéopathe, et prochainement, je vais me rapprocher d’un energéticien ..
        Effectivement, je mange beaucoup de farine blanche, riz et pâtes. Et des produits sucrés. Mais c’est compliqué pour moi de changer ça. J’ai du mal à voir par quoi je peux les remplacer sans que ça ne me prenne trop de temps et d’argent.
        Merci en tout cas pour la réponse !

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        1. Je pense que tu peux continuer à consommer tout ça mais peut-être plutôt des pâtes au blé complet, du pain utilisant plusieurs céréales… pour le sucré, ma reflexologue m’a dit un jour que si je sentais l’envie de sucres plus forte c’est parce que je ne mangeais pas assez protéines, alors j’ai commencé à m’intéresser aux haricots rouges, j’ai augmenté les lentilles que j’aime beaucoup, j’ai aussi fait des recherches sur la spiruline…

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          1. C’est très vrai Julie pour la sensation de manque de sucre :o)
            En fait de consommer des pâtes et du riz complet, par exemple, ne revient pas plus cher car il n’est pas possible d’en manger en aussi grande quantité parce qu’il contiennent des fibres, des sucres « lents » et des nutriments qui ne se trouvent pas dans les produits raffinés.
            L’avantage c’est qu’après on n’a plus faim, pas comme avec le riz blanc ou tu as faim 2H après :o)
            Comme le disait si bien Julie il faut s’habituer à bien mâcher, pour manger moins dans un sens, mais aussi pour ressentir la sensation de satiété, et en plus ça permet de bien assimiler les fibres les minéraux et les vitamines :o)

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          1. Merci pour ces idées ! Je vais m’y pencher plus sérieusement …
            En tout cas, je viendrais lire ta rubrique avec interêt ! Si ça peut me permettre d’avancer et d’apprendre à régler ce problème, c’est top !!

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  2. Chez mes parents on mangeait très équilibré, mais toute seule j’avais toujours tendance à manger trop sucré (gâteaux, bonbons, etc…). Un jour mon corps a dit stop, j’ai fait de l’hypoglycémie assez fortement : j’ai dû voir un endocrinologue nutritionniste qui m’a donné un « régime » sans sucres rapides – bon maintenant que je me connais et maitrise mieux mon alimentation je mange des gâteaux quand même, mais plus comme avant : plus raisonnablement et je m’écoute. Du coup mon corps est beaucoup mieux : moins de douleurs, plus jamais malade, plus fatigué, toujours plein de vie.
    Et surprise : il ne tolère plus l’alcool – que je vomis direct alors que je n’avais jamais de problème avant – à part la bière… Bizarre !!

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    1. Merci de partager ton témoignage. Effectivement c’est bizarre cette histoire d’alcool.
      La chose est retenir c’est que tu as été dirigée vers le bon médecin et il a pu t’aider à trouver des solutions 😊
      Je crois que chacun de nous réagit à sa façon selon les aliments qu’il ingère, difficile quand la génétique, l’héritage familial, les émotions même s’en mêlent et créent parfois des réactions difficiles lors de nos repas… le tout est de réussir à prendre le temps de s’écouter et définir peu à peu ce qui nous convient.
      Nous avons le luxe de choisir notre alimentation alors autant bien le faire !

      Aimé par 1 personne

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