Vivre dans l’Amour de Dieu.

Religion et Etat

La religion est définie comme un « ensemble déterminé de croyances et de dogmes définissant le rapport de l’homme avec le sacré. Ensemble de pratiques et de rites spécifiques propres à chacune de ces croyances. » La religion incite donc à l’adhésion entière et totale à une doctrine religieuse, ladite doctrine définie par des hommes (et des femmes peut-être ?…) selon leur interprétation du sacré à travers les écrits et témoignages qu’ils ont à leur disposition.

Ceci n’est pas un article pour vous parler de religion, je n’en ai pas. Je suis née dans un pays de tradition religieuse Judéo-chrétienne, qui depuis 1901 fonctionne selon des institutions laïques. Suite à la séparation de l’Eglise et de l’Etat, se mêlent des religions du monde entier, chaque individu étant libre d’adopter les croyances et les dogmes de son choix sans que cela n’affecte le reste de la société. La religion n’est pas du domaine public mais du domaine de la vie privée. En théorie, cette laïcité implique donc la tolérance, l’acceptation de l’autre dans toute sa différence, le vivre ensemble en paix. Les événements récents offrent une autre réalité, le spectacle de deux mondes qui s’affrontent dans des tragédies nationales qui provoquent terreur et amalgames, mesures radicales d’état d’urgence et réflexes protectionnistes…

Ils avaient dit « Dieu est mort ! »

Je n’ai reçu aucune éducation religieuse, et ma famille s’apparente à l’église catholique par habitude plutôt que par pratique. J’ai été baptisée bébé, mais quand on m’a demandé, j’ai refusé d’aller aux cours de catéchisme. Je n’en ressentais pas le besoin, je n’en voyais pas l’intérêt. Nous ne parlions pas de Dieu à la maison, Dieu ne faisait pas partie de ma vie. Je n’en connaissais que des récits imagés pour enfants sur lesquels j’étais tombée une fois : le livre était gros, poussiéreux, et après quelques pages, j’avais ressenti un malaise et refermé le livre en le replaçant assez loin pour ne plus retomber dessus.

Je me surprenais à répéter « Ma religion, c’est l’Amour, pas Dieu ». Je pensais à l’Amour pour un homme, l’Amour envers mes parents, mon frère, mes grand-parents, et le reste de ma famille, l’Amour envers mes copines, l’Amour des choses qu’on possède… Dieu, c’était ces églises grandes, sombres et froides, c’était l’odeur de l’encens. C’était la mort de mon grand-père et les larmes de ma mère. C’était la souffrance dans le monde qu’Il n’interdisait pas. Je ne connaissais pas Dieu mais je ne Lui accordais aucune place dans ma vie. Mon coeur était fermé, je souffrais.

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Dieu est Amour

Assise dans l’ombre, je m’écroulais. Je n’en pouvais plus de cette solitude, de cette souffrance. Le corps secoué de spasmes, je sanglotais sans savoir d’où venait la violence de ces larmes. J’avais déjà tant pleuré, comment était-ce possible que le chagrin garde une telle puissance ? Alors que je sentais la caresse timide du soleil sur ma peau, mon corps tendu s’apaisait, le flot de larmes s’arrêtait. Sans savoir comment ni pourquoi, je m’agenouillais au sol et je murmurai « Mon Dieu, aide-moi ». J’ai ouvert les yeux, aveuglée. J’ai senti quelque chose me frôler, une chaleur se répandre en moi et au milieu des sillons de larmes, un sourire était né.

Mon coeur s’était ouvert, et j’avais reçu le premier cadeau de Dieu : sa Présence. Dans un souffle, Il avait posé sa main sur moi et faisait de moi son Enfant. Je venais de lui adresser la plus profonde des prières en quelques mots : qu’Il me soutienne, qu’Il soit mon guide vers la lumière, qu’Il m’offre son Amour comme il n’y en a nul autre sur Terre. En lui offrant mon coeur et ma vie, c’est la Vie dans la Lumière qu’il m’offre chaque jour.

Je n’ai pas arrêté de pleurer pour toujours ni de me torturer l’esprit avec ma honte et ma culpabilité. Je doute encore parfois, je crie encore parfois. Sur mon chemin tortueux, j’ai rencontré Jésus, dont la vie si courte et l’enseignement si grand, si sage, ne cessent de me bouleverser et de m’émerveiller. Et quand je tombe, ma Foi en son Amour me relève, me nourrit, m’anime. C’est la bienveillance, la patience et la douceur envers moi-même que j’apprends et que je pratique, avec patience et douceur.

Mon Dieu, merci.

Ma foi n’est pas supérieure à celle de mon voisin, elle n’est pas meilleure non plus. Elle est Amour. Je ne l’impose pas. Dieu nous a fait libre. Je n’ai fait qu’écouter mon coeur pour être meilleure, et embrasser le chemin de vie le long duquel Dieu m’accompagne. Ma Foi, c’est elle qui m’a fait reconnaître mon chemin de croix pour que je puisse m’abandonner, guérir et apprendre à pardonner. Elle nourrit mon coeur pour que ma vie ne soit que bienveillance envers autrui. Ma Foi, c’est Dieu qui m’a pris dans Ses bras et m’a sauvée. Elle guide mes pas vers les autres pour qu’eux aussi se sentent aimés à leur tour.

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10 commentaires sur “Vivre dans l’Amour de Dieu.

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  1. Partage :
    Des pas sur le sable

    Une nuit, j’ai eu un songe.
    J’ai rêvé que je marchais le long d’une plage, en compagnie du Seigneur.
    Dans le ciel apparaissaient, les unes après les autres, toutes les scènes de ma vie.

    J’ai regardé en arrière et j’ai vu qu’à chaque période de ma vie,
    il y avait deux paires de traces sur le sable:
    L’une était la mienne, l’autre était celle du Seigneur.

    Ainsi nous continuions à marcher,
    jusqu’à ce que tous les jours de ma vie aient défilé devant moi.
    Alors je me suis arrêté et j’ai regardé en arrière.
    J’ai remarqué qu’en certains endroits,
    il n’y avait qu’une seule paire d’empreintes,
    et cela correspondait exactement avec les jours les plus difficiles de ma vie,
    les jours de plus grande angoisse,
    de plus grande peur et aussi de plus grande douleur.

    Je l’ai donc interrogé :
     » Seigneur… tu m’as dit que tu étais avec moi tous les jours de ma vie
    et j’ai accepté de vivre avec Toi.
    Mais j’ai remarqué que dans les pires moments de ma vie,
    il n’y avait qu’une seule trace de pas.
    Je ne peux pas comprendre
    que tu m’aies laissé seul aux moments où j’avais le plus besoin de Toi.  »

    Et le Seigneur répondit :
     » Mon fils, tu m’es tellement précieux ! Je t’aime !
    Je ne t’aurais jamais abandonné, pas même une seule minute !
    Les jours où tu n’as vu qu’une seule trace de pas sur le sable,
    ces jours d’épreuves et de souffrances, eh bien: c’était moi qui te portais.  »

    Ademar De Barros

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  2. Wahou !

    Je viens de rédiger un article « semblable » … Que je publie jeudi. C’est très « étonnant », et un peu perturbant, de lire le tien juste quand je l’ai terminé … Je le prends comme un signe. Il n’y a pas de coïncidence.

    Tout ça c’est tout nouveau pour moi, et je suis entrain d’ouvrir les yeux. D’ouvrir mon coeur.

    Merci pour ces mots. Merci de partager ça avec nous. Ca revêt une importance particulière pour moi, qui ne côtoie pas beaucoup de croyants, qui n’ai pas souvent l’occasion de discuter de ces choses-là avec quelqu’un d’autre que mon mari et ses parents.

    Aimé par 2 people

    1. Et si je te disais que j’ai pensé à toi en l’écrivant ? Je pense à des articles pour « animer » cette section, ou plutôt pour illustrer l’importance que la foi a dans ma vie, tout ce qu’elle m’apporte, les manifestations, les émotions.
      J’attends alors ton article avec impatience ! 😊

      Aimé par 1 personne

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