« Hyggelig ! » – Le bonheur, c’est fait de tout petit rien.

Vous vous souvenez de la danse de Baloo sous les yeux ébahis de Mowgli qui très vite est entraîné par ce refrain légendaire ?

« Il en faut peu pour être heureux, vraiment très peu pour être heureux… »

Etre heureux, le bonheur, tout ça, tout ça… n’est-ce pas ce vers quoi nous tendons tous ?

J’ai découvert – sans que ce soit une si grande découverte que ça, ce n’est pas comme si j’avais bravé tempêtes en mer et monstres de la nuit des temps pour poser mes pieds sur un nouveau continent – qu’il n’existait non pas Un Bonheur Ultime, mais des petits bonheurs dans tout ces petits riens autour de nous. Ma lecture récente – et en cours ! – du livre de Meik Wiking « Le livre du Hyyge » (à prononcer « Hou-ga », on est bien tous d’accord là-dessus ?!) ne fait que confirmer qu’il en faut peu pour être heureux ! Le hygge, instrument de mesure de la plupart des événements sociaux danois évoque un idéal basé sur le confort (et les Danois sont obsédés par le confort !), la convivialité, la simplicité et le bien-être. A travers 14 chapitres qui abordent des thèmes tels que « La lumière », « être ensemble », « manger et boire », « s’habiller », « à la maison », « le hygge en dehors du foyer », nous découvrons les différentes dimensions du hygge . Mais est-ce seulement la clé du bonheur ?

Et vous, vous l’avez la clé du bonheur ? 

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[début de digression]

Habibi me racontait que sa maman ne souhaitait que leurs bonheurs quand ils seraient grands lui et ses frères et sœurs. Et qu’elle ne serait heureuse que si elle les savait heureux. Cela a sonné comme une injonction en lui, comme s’il devait être heureux pour que sa mère soit heureuse. Il l’aimait beaucoup sa maman, et elle lui manque tous les jours. A-t-elle été heureuse ? Il ne sait pas répondre à cette question. En tant que maman, son souci premier était certainement de savoir que ses enfants allaient bien, et s’ils n’allaient pas bien, elle ne pouvait que réagir en tant que maman, s’inquiéter, s’en vouloir certainement pour quelque chose dont elle n’était en aucun cas responsable, et s’interdire d’être heureuse si ses enfants ne l’étaient pas. Comment la blâmer ? C’était sa maman.

Quant à ma maman, elle souhaite également que je sois heureuse, sans voir que je vais mieux – si on compare mon état actuel à mon caractère et mes sautes d’humeur d’il y a quelques années ! – et que je suis heureuse. Nous ne partageons pas la même vision du bonheur, et c’est en discutant avec elle, en tentant de la rassurer que j’ai compris que nous n’arriverions certainement jamais à nous entendre là-dessus. Et ce n’est pas grave. Je respecte sa vision du bonheur autant que je l’aime, et j’attends donc qu’elle accepte que ma propre vision soit différente, me guidant alors vers des choix de vie différents. Je ne le fais par parce que c’est amusant de me définir en opposition aux choix de mes parents – Papa, Maman, je vous admire, je suis fière de vous et je vous remercie de tout ce que vous m’avez apporté quand je grandissais au milieu de vous – mais parce que je suis ma propre voie, essayant de trouver un équilibre entre la raison et le coeur, écoutant mes intuitions…Ce qui compte, c’est qu’on s’aime et qu’on se le dise non ?

[fin de digression]

Il y a ces tout petit rien qui font le tout d’une vie :

  • Un repas partagé entre amoureux et/ou entre amis à la lueur de bougies
  • Le parfum d’une fleur qui s’ouvre et embaume la pièce
  • Un chat ronronnant qui vient se blottir contre vous alors que vous vous endormez
  • S’enrouler d’une serviette chaude au sortir de la douche
  • Le goût de la première tasse de café de la journée
  • Regarder la mer, le sourire aux lèvres, et sentir le vent frais rosir les joues, tentant de s’engouffrer sous les écharpes qui protègent du froid de l’hiver
  • Une tasse de thé fumant à boire les pieds sous un plaid et un de ses magazines préférés posés sur les genoux
  • Prier, les mains jointes et le coeur ouvert, en se livrant à Dieu qui écoute et guide, ne juge pas, ne condamne pas,
  • Sentir, au lever, la douceur du tissu sous les pieds nus d’un tapis coloré qu’on vient de poser au pied du lit
  • L’odeur des épices qui s’échappe de la casserole quand on soulève le couvercle et qu’on s’apprête à servir le repas
  • Entendre le chant d’un oiseau juste avant que la nuit tombe
  • Le chant de la pluie, qu’on écoute tomber bien emmitouflé au chaud, avant de s’endormir
  • Laisser ma main dans la tienne et sentir les sursauts de mon coeur et les papillons dans mon ventre.
  • Les saveurs des gâteaux que Maman prépare quand on se retrouve
  • Le sourire de Papa quand il me prend dans ses bras
  • Sauter dans les flaques, les lèvres retrouvant le sourire de l’enfance, sous la pluie battante, sans se soucier des pieds mouillés
  • L’huile réchauffée entre les doigts, le corps qu’on masse tout doucement
  • Le tapis de yoga déroulé, les premières positions adoptées et soudain cette sensation exquise d’un corps plus léger
  • L’odeur d’un vieux livre qu’on découvre, qu’on ouvre pour la première fois, trace d’un passé qu’on parcourt de nos doigts par des gestes méticuleux
  • Ces gros pulls dont on se couvre l’hiver, la légèreté d’une robe colorée pour l’été, la musique des talons qui claquent sur le bitume
  • La flamme d’une bougie qui vacille, de ce cierge qu’on allume à la mémoire de nos anges
  • Les rires qui éclatent au milieu des conversations où se mêlent confidences et commérages, grandes questions existentielles et plaisanteries, autour d’un verre d’une liqueur dont l’alcool fort délie un peu les langues
  • La douceur de tes baisers

Et tant d’autres choses encore que je partagerai un autre jour…

Sweetie Julie

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5 commentaires sur “« Hyggelig ! » – Le bonheur, c’est fait de tout petit rien.

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  1. Des bonheurs simples qui peuvent être vécus / créés au jour le jour Julie. Mes parents ont toujours été comme cela aussi à nous dire que leur bonheur dépendant du nôtre. Beaucoup de pression pour moi pendant de nombreuses années. Et au fond c’est quand j’ai arrêté de me dire qu’il fallait à tous prix que je sois heureuse que j’ai réussi à l’être. Et si ma conception du bonheur n’a rien à voir avec celle de mes proches, qu’importe. Chacun s’accepte tel qu’il est ou y travaille du moins.
    PS – Ce livre me tente!

    Aimé par 1 personne

  2. Je ne connais pas ce livre mais il parait bien intéressant (j’aurais prononcé Hig, avec mes accents à la noix ^^) Les petits bonheurs sont ceux que je préfère. Ceux qu’on trouve un peu chaque jour, même quand ce n’est pourtant pas rose, mais ils ont d’autant plus de valeur. Je m’y attache davantage depuis juin 2015… c’était le moment vital pour m’accrocher à tout et je me souviens de la tête du groupe où j’étais en atelier pour la douleur, quand je disais ne pas forcément méditer, mais j’aimais me planter devant mon balcon où j’ai la vue sur des arbres qui étaient pleins de feuilles à ce moment là et que je me sentais ailleurs l’espace de quelques minutes, voire plus et que c’était ça mon bonheur, qu’il ne fallait pas chercher loin. Certaines paraissaient étonnées de ma vision du bonheur parce qu’elles cherchaient un immense truc à trouver, comme beaucoup d’ailleurs, d’autres qui étaient plus mal moralement et à la limite aussi du « je craque et me raccroche à chaque branche », étaient un peu comme moi, ce qui m’a sortie de mon mini moment de solitude que j’avais eu avec l’autre partie du groupe. Je suis tellement contente parfois quand j’arrive juste à sentir que je vais pouvoir tenir sur mes jambes et bouger un peu mieux… c’est mon bonheur… c’est dire que parfois ça peut paraître ridicule quand d’autres voudraient être riche comme Crésus (c’est un exemple) pour connaître le bonheur. Parfois j’oublie mes petits bonheurs, du coup j’ai un tracker sur mon bullet journal où chaque jour je note pour ne pas oublier… merci ma Julie pour ce très beau post ❤ bisous

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