C’est suite à la lecture du bel article de Rozie, « J’ai la foi », lu ce matin avec un plaisir bien particulier et après relecture de l’article rédigé plus tôt cette semaine « Vivre dans l’Amour de Dieu »,  que je souhaite partager avec vous un moment spécial de ma foi, celui de l’Abandon au Seigneur, celui de la Confiance.

L’image de la source est fréquemment utilisée pour parler de Dieu. Dieu est la Source tout, et surtout de notre vie. C’est par la Foi que nous sommes nourris et c’est lorsque nous l’acceptons dans notre vie que nous pouvons nous épanouir et nous accomplir pleinement.

Une étape est cruciale dans le cheminement de vie en tant que « chrétien » : remettre sa vie dans les mains de Dieu. Il faut alors lâcher-prise, s’abandonner, faire confiance. Cela demande du temps, une connaissance approfondie de la Parole de Dieu afin que tombent les barrières, afin que les résistance cèdent, que notre coeur s’ouvre pour que Jésus Christ y entre, délivre son message d’Amour et son enseignement empreint de sagesse divine, avant que l’Esprit de Dieu descende en nous et nous anime.

« Heureux l’homme qui place sa confiance en Dieu » (Psaume 40 : 5)

Je me suis longtemps sentie indigne de cet amour. J’avais le coeur fermé, et malgré cette intuition grandissante que Dieu était là tout près, je refusais de l’accepter. Je me suis rendue pour la première fois à un culte baptiste en Janvier 2016. Je suis ressortie surprise, bouleversée sans savoir vraiment quoi en penser. Est-ce que je voulais y retourner ? J’avais été accueillie chaleureusement, on avait pris mon numéro de téléphone, on me contacterait. Je pensais être prête, j’entendais l’appel mais je n’y répondais pas complètement. J’ignorais tout de Dieu, je ne connaissais que les « histoires » célèbres d’Abraham, de Noé, de Moïse et la souffrance de Jésus sur la Croix qui me révoltait. Je ne savais rien d’autre que ce qu’on avait bien voulu me raconter, de ce que j’avais vu en film ou lu dans des livres pour enfants illustrés.

J’y suis retournée plusieurs fois jusqu’au service du Dimanche de Pâques. La salle de culte était décorée par des petits paniers remplis d’oeufs en chocolat et de friandises, des tables rondes et des chaises accueillaient les disciplines habituellement assis en rang. L’atmosphère n’était pas la même, je me sentais différente.

Tout le monde s’est mis à chanter, et je retenais d’abord mes larmes qui lentement se sont mises à couler.

Ce n’était qu’un chant. Mais c’était ce dont j’avais besoin. L’abandon, le lâcher-prise, la confiance totale en Dieu.

Lui offrir l’entrée dans ma vie n’était pas suffisant. Il me fallait ouvrir mon coeur en grand, et faire comme ils le disent souvent : « Viens à la Croix ». Dépose tout ce que tu es, tout ce que tu ressens, tout ce que tu penses, tout ce que tu as vécu. C’est sur la Croix que Jésus est mort pour toi, qu’il a racheté ton salut, qu’il a offert son amour par le plus grand des sacrifices. Il ne te demande qu’une chose : lui faire confiance.

Tout a changé : mon coeur s’est gonflé d’amour. Mes mains tremblaient, les larmes coulaient mais je me sentais précieuse, réellement. Je n’avais pas besoin qu’Habibi me le dise pour le croire. Je le savais. Aux yeux de Dieu, dans le coeur de Jesus, je suis précieuse, un bébé chrétien qui grandit, qui apprend, qui fait des erreurs, qui tombe puis qui se relève.

Si s’abandonner à Dieu, c’est accepter d’être vulnérable, c’est aussi savoir que quand je suis faible je suis forte. Si s’abandonner à Dieu, c’est perdre le contrôle, c’est aussi s’en remettre à lui dans les moments difficiles parce qu’Il est là, parce qu’Il veille sur moi et qu’Il me guide. Dieu ne demande jamais rien que nous ne puissions faire, Dieu ne nous soumet jamais à des épreuves que nous ne pourrions surmonter. Faire confiance à Dieu, c’est apprendre à être patient car tout vient en Son temps, qui est le « temps convenable », celui où nous sommes prêts parce que nous avons été patients et que notre coeur est dirigé vers Lui. Dieu bannit la crainte. Si s’abandonner à Dieu, c’est s’oublier, c’est aussi se connaître mieux, atteindre une paix intérieure qui tend à grandir, devenir son instrument afin de changer le monde, d’apporter sérénité et bienveillance autour de nous.

« Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter. » (1 Corinthiens 10:13)

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J’ai pris mon envol. Je me sens libre comme l’air. Je ne suis jamais seule.
Les plaies se referment, la douleur est moins vive. 
J’aime, autant que je respire. J’aime, de tout mon coeur, j’aime…

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3 réflexions sur “Le jour du lâcher-prise : quand j’ai offert ma confiance à Dieu.

  1. Merci beaucoup Julie de partager ça avec nous, et avec moi :).
    A travers tes lignes, je comprends mieux le « concept » de la croix que j’avais jusque là du mal à visualiser.
    Quel fort instant as-tu dû vivre !
    Je crois que je suis au stade juste avant … Ce moment où tu te sens prête, mais où tu n’as pas encore reçu ce sentiment spécial qui t’emplit complètement et irrémédiablement d’amour. C’est tout près, je sens mes émotions qui s’animent, en écoutant une chanson, en chantant, en écoutant quelqu’un ou en regardant le ciel … J’ai l’impression de recevoir de l’amour et du bonheur, que quelque chose d’important se passe. Mais je n’ose pas éclater en sanglots, laisser aller mes sentiments pour que tout s’ouvre et que puisse rentrer ce qui doit rentrer.
    Ca viendra, je le sais. Je me rapproche petit à petit.

    C’est tout de même terriblement impressionnant. En fait, je crois que j’ai encore peur de voir ou de reconnaitre une figure emblématique comme Jésus. J’ai encore cette barrière là de me dire que ça ne peut pas être lui parce que … Je ne sais pas trop d’ailleurs. Parce que ça rendrait les choses religieuses et que j’ai peur d’être « embrigadée » dans la religion. Je ne sais pas si c’est très clair, mais ce sont encore des relents de mon enfance athée avec un père qui me disait des (mauvaises, mais drôles) blagues à l’oreille quand, aux communions de mes cousins, il fallait aller prendre l’osthie.

    Tant de choses se passent !

    Encore merci Julie. C’est important pour moi de découvrir le cheminement des autres. Ca me donne des points de repères, des balises. Ca me laisse moins perdue. C’est rassurant de lire que d’autres sont passés par là, même si je le sais pertinemment. Je me demande : Pourquoi moi ? C’est fou ça, comment c’est possible que je le vive, moi ?

    Aimé par 1 personne

    1. Tu le vis toi, parce que chacun de nous est précieux, parce que tu te sens prête, car tout vient en Son temps. Dieu attend le moment que nous ouvrions notre coeur pour le recevoir.

      Voir Jesus n’est pas une chose religieuse, c’est une rencontre qui peut se faire ou non, il n’y a aucune obligation. Et surtout ce n’est parce que tu ne ressens rien, que tu ne vois rien ni personne que tu n’es pas touchée par Dieu, par Jesus, par leur Amour et leur Esprit.
      Je L’ai vu sans voir les détails de son visage, mais j’ai eu la certitude qu’Il était l’incarnation de la Beauté, de l’Amour, de la Bienveillance.

      Je suis ravie de partager avec toi, que nous cheminions ensemble chacune à notre rythme ❤

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