Il y a une chose dont je suis sûre : j’aime mon travail.

Préparer une chambre, dresser une table de petit-déjeuner, répondre au téléphone et tenir un carnet de réservations, accueillir les clients et parler avec eux. Ils disent que c’est bien agréable de venir passer un séjour dans un endroit au charme rustique et avec une personne aussi souriante et serviable.
Il y a un tas d’autres choses à faire, une réflexion à guider et des projets à réaliser. J’ai envie que notre petit établissement familial vive, s’anime, rayonne.
Alors j’aime mon travail. Vraiment. Je m’y sens bien, jour après jour, à réaliser l’étendue de mes responsabilités, à embrasser mes fonctions en m’y donnant à fond.

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Après un mois, il y a pourtant des choses qui me dérangent…

La semaine n’a pas été facile – je devrais dire assez difficile. Et je ne peux pas vraiment parler de semaine, parce que je n’ai pas de weekend.  Mars – Octobre, non-stop. C’est un choix pleinement assumé.

Un malaise grandissant, pesant, et qui s’insinue, égraine ses doutes et ses questions, perturbe la quiétude de mon sommeil.

Je travaille seule, il y a bien sûr Mme L qui est présente, et d’autres personnes qui passent comme A. l’artisan peintre, B. le plombier, D. l’homme à tout faire, et j’espère bientôt S. la femme de ménage… J’ai signé un contrat dans lequel aucun jour de repos n’est défini. Je vis sur place, je suis constamment disponible. Quand je m’absente quelques heures, les appels sont transférés sur mon portable, l’agenda est dans mon sac. J’ai signé un contrat dans lequel aucun horaire n’est défini non plus. Je n’ai donc pas d’heure de présence obligatoire, la réception est ouverte selon la fréquentation du village : j’y suis quasiment tout le temps, de 9h30 à 12h et de 14h30 à 18h. Le reste du temps, j’emmène le combiné, le numéro de téléphone est affiché partout, les gens savent comment me contacter.

Mr D.

Il a fait la remarque que je m’étais absentée quelques heures dimanche dernier. Sinon, j’étais là tout le temps. Il a dit que des chambres n’étaient pas prêtes quand il avait voulu les montrer aux passants, sans consulter au préalable le carnet de réservation. Dans le ton qu’il emploie, j’ai peur de reconnaître le ton qu’elle prenait quand elle nous parlait comme des chiens. Je sens que je me crispe quand je l’entends dire « Ah non non, c’est pas comme ça qu’il faut faire ! », « Julie, faites-ça hein parce que là, ça ne va pas »… Il est un peu abrupt, sans avoir le fond méchant. Il peut ne rien demander pendant des jours, et d’un seul coup, il pense à pleins de choses et s’anime dans tous les sens. Alors je m’assois, j’observe, j’écoute, je prends note mentalement et je prends un ordre à la fois, auquel j’obéis du mieux que je peux.

Je me dis que j’ai peut-être un problème avec l’autorité. Ou alors que je ne dois rien prendre personnellement. Et que je dois faire preuve de patience pour qu’une organisation se mette en place. J’ignore encore comment communiquer. Et j’ignore si je saurai gérer une relation professionnel avec un patron dont les humeurs ponctuent nos journées.

Une histoire de place et de confiance

J’aimerais leur en parler, leur dire que j’ai moi aussi un bagage professionnel, des blessures, un parcours… J’aimerais leur dire que je ne suis pas insensible à leurs soucis, que je voudrais faire entièrement partie de l’équipe et ne pas être juste « la fille qui s’occupe des chambres dans le village ». Je crois que j’aime pas être mise à l’écart. J’aimerais que la confiance me soit accordée sans hésitation, qu’il croit en moi comme lorsqu’il exprimait ce besoin de jeunesse et de renouveau dans ses activités.

Je tiens le coup, physiquement, pour l’instant, parce que la saison ne démarre que ce weekend. Qu’en sera-t-il dans quelques semaines ? J’ai déjà sauté plusieurs repas cette semaine, par manque d’appétit, par manque de temps. La panique me gagne… Peut-être suis-je stressée, peut-être veux-je trop bien faire. Alors je me heurte à une autre façon d’agir, de penser, de s’organiser. Je sens que je dois prouver mes qualités, contre-balançant ainsi mes défauts. Je sens que je dois apporter assez d’argent pour que mon salaire soit assuré. Je sens qu’il y a beaucoup d’enjeux et que mes petites épaules ne sont pas assez solides.

Alors c’est un jour après l’autre. En essayant de garder le sourire.

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23 réflexions sur “Il y a quelque chose qui cloche…

  1. Je te dirais de restée attentive Julie. Il faut toujours du temps pour s’adapter à un nouveau poste, de nouveaux collègues et un patron. Si tu sens que ça va trop loin, parles en. Si il est capable de t’écouter, alors doucement vous allez trouvé votre rythme de croisière. Si non, il sera je pense tant d’y réfléchir plus sérieusement.
    Plein de pensées Julie – le job a l’air vraiment fait pour toi (par contre je trouve ça un peu limites question horaires)

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    1. Niveau horaire, je n’ai pas eu trop le choix. C’est faire l’effort le temps de la saison et passer l’hiver tranquille. Mon contrat prend fin au 1e novembre…
      Il y avait une autre option : n’avoir aucune obligation de présence mais être payée par système de commission selon le nombre de chambres vendues. Autant dire que si tu n’es pas là quand il y a du monde, tu ne vends pas de chambre et donc pas d’argent.
      J’ai opté pour une base fixe, avec une présence sur place cependant sans horaires définis au préalable.

      L’adaptation prend du temps, autant pour moi que pour lui je crois. Nous verrons comment ça se passe. Et si ça ne fonctionne pas entre nous, il faudra comme tu le dis y penser serieusement. Je vais déjà prendre sur moi, ne pas prendre ses remarques ni son ton trop à coeur.

      Merci Marie pour ton commentaire bienveillant. Désolée de ne pas être très présente dernièrement… je t’embrasse et te souhaite un doux weekend.

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      1. Je comprends mieux Julie!
        Oui essaye de prendre du recul – tu fais le maximum et tu t’investis dans ton travail. Le reste viendra. Parfois il faut savoir gérer des patrons pas toujours facile (je sais de quoi je parle) – le tout est de ne pas prendre les choses personnellement. C’est un apprentissage, comme le reste.
        Je t’embrasse!

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  2. Je me suis beaucoup reconnue dans tout ce que tu dis là. Mon avant-dernière expérience a de nombreux points communs avec la tienne.

    Je travaillais dans une boulangerie, tenue par un « particulier ». Je veux dire par là qu’il n’avait pas suivi un chemin conventionnel pour tenir une boulangerie.
    J’aimais beaucoup sa personne. On pouvait parler de nombreuses choses qui n’avaient rien à voir avec le travail, et il avait des qualités. Je voulais que ça fonctionne, et faire « au top » tout ce qu’il me demandait.

    Mais dès qu’il devenait mon patron, c’était compliqué. Comme tu le vis, il pouvait passer des jours sans ne rien dire et à sembler satisfait, et un jour, il venait et souhaitait tout bousculer. Au début, c’était difficile pour moi. Et puis j’ai fini par comprendre que ce n’était que les traits de sa personnalité. Et qu’il avait du mal à gérer une équipe et des personnes, tout en souhaitant que son commerce, son « bébé » avance et innove.

    Alors je l’écoutais. Je triais ce qui était faisable ou non. Et dans ce qui était faisable, je m’arrangeais pour le faire à ma sauce. Et le reste … Ca attendait plus tard. Mais à côté de ça, pour prouver mes qualités et qu’il ne voie pas que mes défauts, je notais mentalement tout ce que je faisais de moi-même que lui ne voyait pas et dont il ne m’avait jamais parlé. Comme ça, à chaque fois qu’il venait et qu’il me demandait ou j’en étais, je pouvais l’orienter vers mes petites innovations, et il était content :).

    J’étais aussi mise à l’écart. Je m’occupais d’une petite boutique seule à l’autre bout de la ville, quand tout le reste de l’équipe était basé au même endroit, ou j’allais très peu … Et je comprends ce que tu veux dire. Même si je n’ai pas un caractère hyper sociable, je détestais ça. Je savais toujours tout après les autres, on ne pouvait pas fonctionner ensemble, engager des projets et des idées. Et je me sentais moins considérée dans le sens ou j’étais « la fille qui s’occupe de la petite boutique qu’est moins importante, à l’autre bout de la ville ».

    A toi de voir, si cet écart, tu peux faire avec. Mais parle lui peut-être. Mon patron était humain et je n’ai pas hésité à lui dire quand je me sentais « dévalorisée », ou que je m’ennuyais, ou qu’au contraire on m’en demandait trop. Et il a toujours compris.

    J’avais aussi un contrat étrange, qui demandait que je sois présente 6 jours sur 7 et plus de 42h par semaine. Je suis partie parce que ce n’était pas vraiment un choix et que ça me pesait trop. C’est déjà bon signe que ce soit ton choix et que tu l’assumes totalement :).

    Je t’envoie des bonnes ondes ! Ne tais pas cette petite chose qui te dit que ça cloche. Laisse ton peut-être un peu plus de temps.

    J’arrête là mon pavé !

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    1. Merci pour tes bonnes ondes et merci d’avoir partagé ton expérience.
      L’idée d’apporter de petites initiatives est à prendre, j’ai commencé d’ailleurs et tout doucement le dialogue entre lui et moi est meilleur, s’instaure. Nous avons pu mieux discuter, en un sens « mettre cartes sur table » et ça va mieux 🙂

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  3. Coucou Julie!
    Ma vision de la chose est la suivante : Tu as demandé plus de respect de Toi, plus de confiance en Toi et La Vie (Dieu si Tu veux, le nom importe peu) T’amènes une situation, une scène, un jeu de rôles pour Te permettre de Te positionner, de ne plus chercher cette validation chez « les Autres » mais bien en Toi.
    Pour le moment, c’est ce que Tu vis. Accepte la situation. Positionne Toi en Ce Que Tu Es : la Fille de Dieu,Soeur de Jésus,Julie tellement Lumineuse,agréable…c’est aussi ce que Te renvoie le miroir,la scène,le jeu de rôles.
    La situation se dénouera d’elle-même.
    Ce serait bien,si Tu peux prendre le temps, que Tu Te prépares des jus,fruits ou légumes,afin que Tu Te nourrisses rapidement puisque c’est ce que Tu vis pour le moment :pas le temps,pas le temps…pour moi.
    Puisque Tu es joignable où que Tu sois, il me semble que Tu es en devoir de T’accorder ne serait-ce qu’une demi-heure/jour pour Te poser : le respect de Toi.
    Tu as peur de déplaire, de ne pas être « à la hauteur » mais si Tu T’écroules en plein travail quelle est l’utilité?
    Car il est certain que c’est ce qui Te guette,si Tu continues ainsi : ou Tu Te respectes, ou Tu T’écroules.
    Tu as les arguments nécessaires pour répondre à Ton patron, si il y a remarque de sa part : Tu veux apporter un service optimal et ce ne sera possible que si Tu Te respectes,si Tu prends soin de Toi.
    Oui ça Te rappelle un certain passé : c’est pour dépasser cet état que Tu vis la situation présente.
    Il Te suffit de demander à voir le cadeau de la situation, tout simplement.
    « Demandez et Vous obtiendrez »,ou « Demandez et il Vous sera répondu » : ça Te dit quelquechose?;-)
    Si Tu veux être Respectée, commence par TE respecter.
    Regarde Toi avec honnêteté,acceptes que Tu n’as plus à entrer dans un rôle de victime à ce niveau là mais bien de le dépasser ou lui dire « merci et au revoir ».
    Et rappelle Toi que même Jésus se mettait en colère. Tu as peur de T’exprimer parce que Tu as peur d’être rejetée et ce faisant Tu TE rejettes.
    Accepte Toi dans la Perfection que Tu Es, la Perfection de l’instant que Tu vis, et choisis d’expérimenter la Vie dans le Respect et l’Amour de Toi.
    Tu n’en rendras que de plus grands services….

    Je T’Aime,chère Soeur.

    Laetitia

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    1. Hello Sweetie!
      Je viens de relire un ou plutôt deux de Tes posts : »Le jour du lâcher prise,quand j’ai offert ma Confiance à Dieu » où Tu as mis en évidence : »« Heureux l’homme qui place sa confiance en Dieu » (Psaume 40 : 5) »
      et celui où Tu parles de Tes débuts dans l’entreprise familiale,cette soudaine précipitation, sensation d’étouffement,d’appréhension totale…
      Appréhender signifie craindre, mais cela signifie aussi saisir quelquechose par l’entendement, la pensée.
      Il me semble que Ton côté victime, Ton côté « je-ne-me-fais-pas-confiance » dominent. Dieu Te propose le fait de saisir,comprendre,Te faire confiance.
      C’est pourquoi Il Te présente cette situation : Tu la lui as demandé et Tu n’es pas seule.
      Lui ne Te voit pas comme une victime mais comme un être souverain. C’est le message de Jésus : »Tous frères,tous divins »

      Bref,puisque Tu as choisi la Confiance, le lâcher-prise,Tu ne peux que remercier et demander à voir le message transmis par la situation.
      Je ne détiens pas la vérité, juste une vérité que je T’exprime.

      Une petite réflexion : si Tu veux lâcher prise, c’est que Tu T’accroches à quelquechose….

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    2. Coucou Laeti,
      Et merci pour ton Amour.
      Merci d’utiliser Ses mots pour me guider, pour m’accompagner dans un cheminement bienveillant et respectueux. Tu le devines, j’ai tendance à douter de moi. Et après la rédaction de cet article, il s’est passé plusieurs jours assez intenses et j’ai pu me ressaisir et par-là, je veux dire instaurer un meilleur rythme pour mon corps et mon esprit.
      Les jus, je connais. J’ai fait le plein de fruits et de légumes pour en faire, pour en boire autant que possible. Le matin, je ne descends pas travailler le ventre creux, et le soir je prends le temps de cuisiner un peu. Le midi, je dois encore trouver mon équilibre, je grignote plus que je ne manque mais je me sens bien… peut-être mieux, je devais trop manger avant. J’y vois aussi l’occasion pour moi de me remettre en forme 😉
      Mon patron m’a beaucoup parlé dernièrement, confié certains éléments dont je n’avais pas conscience et qui explique pourquoi il prend le temps pour m’accorder sa confiance. Je respecte sa démarche, je lui demande simplement d’être honnête. Je crois en lui, je crois en moi et en ce que nous essayons de faire, et tant que nous avons du respect l’un pour l’autre et pour nos tâches respectives, je pense que ça va aller !

      Sois bénie Laeti, porte-toi bien.

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      1. Rien que du Bonheur!;-)

        Je n’ai aucun doute sur le fait que tout va bien se passer et je suis ravie que vous ayez échangé tous les deux!
        Si j’ai bien compris : vous n’essayez pas, vous faites et vous ajustez au fur et à mesure, pour le bien-être de tous!

        MERCI Sweetie! Merci à Ton employeur!
        Merci pour Tes bénédictions!

        Je T’embrasse!

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        1. Exactement nous ajustons au fur et à mesure. Je n’aurais pas pensé pouvoir travailler ainsi car j’aime que l’organisation soit là au préalable… alors je m’adapte aux « méthodes » et apporte des petites idées les uns après les autres, avec plus de sérénité et de confiance qu’au début.
          Je t’embrasse, avec toute la tendresse d’une Soeur.

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  4. Ce n’est pas simple de trouver sa place au début, il faut le temps de montrer nos valeurs, nos capacités et puis s’habituer aux façons d’être et de faire de chacun(e). Etre en équipe demande de l’investissement à lui tout seul. Aie confiance en toi, montre leur celle que tu es. Les anciennes expériences ont tendance à revenir à la surface au moindre signe un peu identique et on se sent d’un coup toutes petites de nouveau… ça n’aide pas à reprendre confiance aussi. Prends le temps de bien t’installer, de prendre ton rythme, ça va se mettre en place doucement. Mais ne te laisse pas envahir de trop non plus, si tu sens qu’il va bien trop loin, demande à lui parler pendant que tu n’es pas énervée au point de lui balancer un jour tout ce que tu as sur le coeur, en gros… choisis ton moment, parle lui. Il est sûrement en stress aussi de voir la saison commencée, de ne pas savoir lui-même si justement il aura une bonne saison et il ne se rend peut-être pas bien compte que ça déteint sur toi et que ça peut provoquer des tensions chez toi. Tu es formidable dans ce poste, avec ton grand sourire (n’oublie pas non plus le retour des clients, parce que ce sont eux les plus importants au final. C’est ce que je me disais dans mon stage de merde… le regard et le sourire des patients me faisaient tenir, sinon j’aurais foutu le camp bien avant…) Courage ma Julie, je n’ai pas beaucoup d’ondes + à envoyer, mais j’arrive encore à penser aux personnes qui me tiennent à coeur ❤ gs bisous

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    1. Je vais laisser les anciennes expériences au placard et me concentrer sur le présent, sur ce que je peux faire maintenant. Merci Delphine chérie pour tes mots tout doux et pour tes encouragements. Tu as raison de rappeler que le meilleur retour vient des clients, et les retours des clients sont bons alors je n’ai pas à m’inquiéter là-dessus !
      Nous avons pu parler, échanger plus librement et je le sens plus en confiance, plus prompt à venir vers moi. C’est une question de temps avant que nous puissions travailler pleinement ensemble. Et avant que notre activité décolle, il faut s’assurer que tout fonctionne bien et ça demande de la patience, de la vigilance, de la persévérance.
      J’espère que tu vas mieux. A mon tour de t’envoyer des ondes positives et des bisous ! ❤

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  5. Comme tu le dis il n’a pas l’air d’avoir un fond méchant, donc n’est-ce pas la peur de revivre tout ca qui te fait prendre la moindre remarque puissance 10 et personnellement ? Cela ne fais qu’un mois, tu ne peux pas t’habituer, travailler en symbiose en un mois, il faut enfin que tu te laisses du temps. Je sais comme tu prends les choses à Coeur pour tout bien faire, mais il faut accepter de ne pas être au top tout de suite. Concernant le contrat… nous en avions discuté ensemble, si tu as accepté ses conditions il a le droit de te dire que tu n’étais pas présente. Par contre, il faut aussi comprendre, pour toi, que ce n’est pas ton établissement, c’est le sien, et c’est bien lui le patron même s’il n’a rien d’un manager. Il souhaite peut être juste, maladroitement, te guider un peu pour tes débuts. Il était dans une routine depuis des années dans ses locaux, donc de son côté aussi il a besoin d’un temps d’adaptation. Ne prends pas tout de plein fouet pour toi, et laisses toi un peu de temps, vraiment, le temps nécessaire pour prendre du recul. Je le sais car je suis pareil je voulais être au top et autonome en une semaine… alors que même maintenant ce n’est pas encore le cas apres 4 mois. Donc respire, et fais ce que tu aimes !
    On s’appelle bientôt ! Bisous ma belle ❤

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    1. Je ne remets pas en cause ses remarques, je les ai entendues et j’ai adapté mon attitude et mon temps de présence à ce qu’il souhaitait. C’est juste que nous nous étions mis d’accord sur une liberté d’organisation pour moi, et finalement ça n’est pas tant que ça le cas. Il lui fallait juste être plus claire, je suis assez conciliante. De son côté, il devait comprendre que je ne suis pas une « jeunette » qui veut avoir ses weekends et des jours de congés à la gogo comme il a l’air de le penser des jeunes en général. Comme toi, j’en veux et je donne sans compter. Des fois, j’ai juste un coup de mou même si malgré tout, je reste disponible, attentive et je persévère à fournir un travail de qualité. Bref, tu me connais, je ne vais pas te la faire 😉

      J’ai pris du recul ces derniers jours et surtout on a pu discuter un bon moment, et il m’a confié certaines choses qui le chagrinaient – qui n’ont rien à voir avec moi mais avec son environnement de vie, sa propre situation – qui avaient une influence sur notre relation de travail. Maintenant que ces choses sont dites, ça va beaucoup mieux, et surtout il sait que si quelque chose le dérange – par rapport à moi, ou sur autre chose qui n’a rien à voir avec mon travail – il peut me parler, parce que je fais partie de son équipe et que je vis un peu avec tout le monde maintenant 🙂

      On s’appelle bientôt, oui oui oui ❤

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  6. Je pense qu’il faut du temps à chaque partie pour prendre ses marques… la confiance arrivera petit à petit au fil des événements et de ta manière de gérer les choses. Je gère des gens dans mon travail et je sais que quand quelqu’un de nouveau arrive, « on » a tendance à mettre beaucoup d’espoir en lui mais on s’en « méfie » un peu aussi… Je parle de méfiance mais il ne faut pas le prendre comme quelque chose de négatif… c’est plus une « inquiétude » ou une « attente »… Je pense que la situation va aller en s’améliorant…
    Sinon, je pense aussi que tu peux proposer de faire « le point » après quelque temps avec ton employeur… savoir s’il est satisfait, ce que tu peux faire, les choses que tu fais bien, etc. Cela te donnera l’occasion de t’exprimer et il sera sensible à ton implication…
    Bisous Julie 🙂

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    1. Difficile effectivement de trouver l’équilibre quand une nouvelle personne arrive. Un certain nombre de choses peuvent changer, et on souhaite que tout le monde se sente bien et s’épanouisse. Il faut du temps, et nous avons pu faire un point plus calmement, et surtout nous parler avec beaucoup d’honnêteté, nous entretenir sur des sujets plus personnels qui ont une répercussion sur notre collaboration. Il sait que je suis là pour lui, pour son activité, alors le voilà rassurée, et moi je me sens peu à peu comme un membre de son équipe 🙂
      Des bisous, Cécile ! ❤

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  7. Coucou!
    Je ne savais pas où mettre cette info à Toi, Amoureuse de la lecture et des chats!
    Agir et penser comme un chat de Stéphane Garnier
    http://www.editionsopportun.com/produit/103/9782360751907/Agir%20et%20penser%20comme%20un%20chat
    Extraits:
    5 bonnes raisons de l’imiter:
    http://www.lci.fr/societe/agir-comme-le-chat-permet-d-aller-mieux-voici-cinq-bonnes-raisons-de-l-imiter-2035081.html

    Morceau choisi:
    3″Le chat est hermétique au jugement »
    Que va-t-on penser de moi ? Va-t-on m’apprécier ? Voilà bien une chose dont les chats ne se soucient pas… et dont il serait bon de s’inspirer. « Ce besoin d’être aimé, apprécié, admiré, et a minima accepté par ‘les autres’, le chat n’en a que faire : il est ! En ce sens, son propre regard lui suffit », écrit Stéphane Garnier. Et oui, aujourd’hui, il faut paraître cool, jeune, riche, intelligent, tolérant, fun. « Paraître, paraître, paraître… L’image de soi est devenue un culte, non pour soi, mais pour le regard des autres, ce qui est le comble du mensonge que l’on peut se faire à soi-même ! » Et bien cette « dictature sociale », c’est à jeter ! « Le chat est entier, avant tout fidèle à lui-même, et nous ferions bien socialement de nous en inspirer, ne serait-ce que pour ne pas vivre dans un grand lissage de pensées (uniques), de modes à l’emporte-pièce (stériles), de discours (convenus) et d’une morale (proprette) à géométrie variable. »

    Je T’embrasse!

    Aimé par 1 personne

  8. ça ne me semble pas anormal, Julie, de découvrir quelles failles dans un univers où tu es fraichement débarquée.
    C’est comme quand on emménage dans une nouvelle maison : au début, on est toujours charmé par la nouveauté, et puis petit à petit on se rend compte de quelques imperfections voire de gros défaut. Mais on ne va pas changer de maison pour autant.
    Comme tu le dis, il ne faut pas que tu prennes ses remarques personnellement (même si je serais évidemment la première à le faire dans ta situation). Par contre, ce qu’il me semble essentiel, c’est que vous fixiez des réunions, hebdomadaires par exemple, où vous faites le point ensemble sur ce qui va et ne va pas. Il ne peut pas te dire quand il y pense ce qu’il voudrait que tu fasses, améliores, etc. Même si ton travail est assez « libre », il est indispensable de fixer un cadre de travail entre vous deux, un calendrier et un cahier des charges. Seul un système bien rodé vous permettra d’être plus sereins tous les deux. De mon point de vue.
    Et il ne peut pas te reprocher d’avoir été partie s’il n’y a pas d’horaire dans ton contrat. S’il veut un pourcentage de présence ou des horaires définis le dimanche, il faut qu’il les rajoute.
    J’espère en tout cas que le salaire suit, avec toutes ces heures travaillées.

    Bon courage, mais ne désespère pas, tu es encore en phase de découvertes !

    Aimé par 1 personne

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