Confidences

Vous demander pardon, vous dire merci.

Sans bruit, je suis partie. Je ne voulais pas être ici. Après l’euphorie des premiers jours, j’ai vu retomber l’énergie. Je pensais trop, sans pouvoir réfléchir. J’ai commencé à douter. Je n’arrivais plus à écrire. Le silence s’est installé.

Sans bruit, je me suis refermée. Enfermée dans ma coquille. Isolée. Je ne vous lisais plus. Je voyais vos articles défiler, vos joies et vos peines que je devinais dans certains mots que je capturais d’un regard rapide. Je n’arrivais pas à être là pour vous. Je suis douée pour disparaître, pour me laisser absorber par ce mal-être, cette mélancolie qui teinte tout de gris.

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Je connais cette bête qui me grignote de l’intérieur, ce petit monstre qu’est le stress. Il s’annonce par un petit pincement au ventre, et doucement me prive d’appétit. Mes mains tremblent légèrement et puis mon coeur s’emballe au moindre bruit. Il me paralyse peu à peu, m’épuise, m’entoure de doutes, rappelle à ma mémoire des images du passé dont je ne veux plus.

Le stress, le doute, l’incertitude, le manque de confiance, les questions sans réponses, l’impatience, la frustration… viennent alors la fatigue, se réveillent alors les douleurs… et c’est sans surprise que le cercle vicieux s’installe, apparaît sans fin…

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Je trouvais que l’hiver s’étirait, que le printemps tardait. Les premiers beaux jours sont arrivés, accompagnés de petits mots ici et là que vous avez laissées. J’ai réalisé non sans honte que je n’étais pas là pour vous alors que vous étiez là pour moi. Que vous me donniez tant alors que je vous donnais si peu.

J’ai voulu vous protéger du noir que je sentais revenir, et vous m’avez apporté la lumière, des messages d’espoir, des petits mots doux emplis d’amour. Je me sens tellement hypocrite quand je manque tellement de bienveillance envers moi-même alors que je suis la première à vous dire comme vous êtes précieux et comme il est important de s’aimer soi-même… J’ai voulu tout affronter seule, ne pas reconnaître l’importance d’être faible parfois pour se reposer, se recentrer et être plus fort ensuite.

Pardon de m’être tue, de ne pas avoir pu être là.
Merci de m’avoir portée. Merci de ne pas m’avoir abandonnée. 

Après les larmes, je me suis relevée. J’ai refusé de me perdre dans des méandres que j’ai la force de rejeter. Grâce à vous, grâce à ce coeur d’amour et de bienveillance que nous partageons.  Aujourd’hui, je vous lis, je vous écris et je vous demande pardon. Et je vous dis merci.

 

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22 thoughts on “Vous demander pardon, vous dire merci.”

  1. Julie tu es Si douée pour les mots. Comment peut ton t’en vouloir te parfois partir sans un bruit… on sait que tu es La…Meme Si tu tabsentes.
    TU sais Et tu connais par coeur ton mal…tu sais le lâcher quand tu trouves la volonté de le faire… bisous

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    1. J’ai soudainement manqué d’intérêt pour les blogs, la blogosphère alors pourtant il y a tant à y échanger, à y trouver. Je n’avais pas forcément envie d’écrire sur le mien, je ne trouvais pas les mots pour répondre quand je lisais les articles des autres. C’est peut-être un peu bête mais je trouvais important de m’excuser, de laisser quelques mots pour dire merci, tout simplement.

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  2. J’ai aussi ce genre de passages à vide. Trop de mots et de maux dans la tête qu’on n’a pas envie de partager. Et pourtant la blogo est là, les filles sont toujours prêtes à nous tendre une main qui, pour moi, n’a rien de virtuel.
    Prends soin de toi 😊

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  3. Nous faisons tous face à nos doutes et nos angoisses de différentes façons Julie. Sache qu’ici tu auras toujours des personnes qui te comprennent et t’écoutent. Mais c’est à toi de savoir ce qui est bon ou pas pour toi. Ne t’en veux pas de ne pas être là. Nous ne pouvons pas toujours. Je t’embrasse bien fort.

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    1. J’essaie de faire de mon mieux, de m’écouter mieux pour faire preuve de cette bienveillance que je découvre et que je recommande à chacun souhaitant vivre sereinement.
      Merci pour tes doux mots, pour ta compréhension. Non, nous ne pouvons pas toujours être là pour les autres. Merci d’être là en tout cas, quand il t’est possible d’écrire quelques mots ❤

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  4. Arrête,Julie,arrête.
    Tu es toujours là, bien présente et si les mots ne suivent pas, si Tu n’écris pas, c’est que ce n’est pas le moment.
    Arrête de culpabiliser dès que Tu prends du temps pour Toi, pour Te vivre, Te ressourcer, car Tu reviens avec des mots tellement réconfortants par la suite.
    Ton coeur accompagne et cela les personnes le ressentent très bien. Si ce n’est pas le cas, c’est que Tu n’as plus à faire partie de leurs vies, qu’elles n’ont plus à prendre part à la Tienne.
    ce qui n’empêche de temps en temps d’aller voir les blogs.

    Franchement,Julie, que dirais-Tu à quelqu’un qui Te dirait : »Oh! Je suis nulle! Je me sens mal et plutôt que de partager cela, je vais le vivre pour lui dire au revoir! Je pourrais tellement me plaindre, ajouter mon mal être à celui des autres, mais non : je le vis dans mon coin :trop nulle je suis! »
    Quoi! Tu as un nouvel emploi, des heures pleines d’occupations, des clients à gérer, un patron à rassurer,Tu écris sur Ton blog, Tu gères Tes chats et que sais je encore et Tu ne prends pas le temps d’écrire des réponses sur les blogs des autres! Punaise, Tu exagères, Julie! Tu devrais être présente 36h/24 pour tout le monde!

    Oui, mon commentaire est (un peu) ironique : les personnes qui Te répondent le font avec beaucoup de douceur et de justesse, et parfois nous avons besoin d’être secoué, de mettre les choses en perspective.
    Oui Tu es « à la hauteur ». Je ne sais pas de quoi, mais oui, Tu es légitime dans ce que Tu vis et Tu n’as pas à culpabiliser de ne pas être là tout le temps à chaque instant, pour l’entourage.
    Lorsque nous subissons des abus tels que ceux que Tu as vécus enfant, nous développons aussi un sentiments de culpabilité, de non-légitimité, de devoir se rattraper : je parle en connaissance de cause.

    Alors oui je secoue des fois : pour avoir des fruits trop hauts, je secoue un peu l’arbre.

    J’espère T’avoir secouée un peu^_^!

    Je T’embrasse en Amour et en Joie!

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    1. Je voulais juste dire que même quand je n’étais pas là, j’étais là, mais en silence, d’une autre façon. En prière même…
      Je préfère dire que parfois je n’ai pas la force de faire autrement que de m’absenter, parce que comme tu as pu me l’écrire à plusieurs reprises, je peux faire le choix conscient et à 100% de prendre soin de moi, et j’ai besoin d’un certain isolement pour ça. Parce que tout simplement, je suis dépassée par ce que je ressens, et trop fatiguée pour pouvoir être d’un quelconque secours pour les autres…
      Non je ne veux pas ajouter aux malheurs des autres, et je ne peux pas non plus affronter le leur. Si j’ai pu penser que par le passé c’était un peu égoïste, je pense à présent que c’est plus sain ainsi.
      Ton ironie me fait sourire, et je te reconnais bien là 🙂

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      1. Entendu Mamourette!;-)

        Pourquoi T’excuser en ce cas?
        Juste Nous dire : »Oh! Les Zami(e)s! Je n’écris pas mais je suis là!Je Vous Aime de tout près…même de loin!;-) »

        « Je suis Julie, tellement humaine et tellement bien ainsi!
        Je suis comme Vous avec mes plus et mes moins qui sont, ni plus ni moins.
        Je suis présente dans cette apparente absence.
        Je suis un amour et parfois une enquiquineuse de première et Vous savez quoi? Je M’Aime ainsi!
        C’est le parfum que j’apporte, le fruit que je suis : parfois doux,sucré,parfois amer, la note de musique qui me parait parfois discordante,qui pourtant ajoutée aux Vôtres est une douce mélodie aux oreilles Divines. »

        Alors non : pas de demande de pardon : c’est ainsi que Tu nous permets d’être ce que nous sommes, que Tu nous permets d’accepter ce que nous sommes, ce que nous vivons.

        Quant à la Gratitude : oh oui! MERCI!

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  5. Nous avons tous nos passages à vide que nous vivons différemment… Certains auront besoin de s’éloigner, d’autres seront plus présents… Perso, par exemple, je publie beaucoup moins pour l’instant… je sens comme un besoin de prendre un peu de recul…
    Mais nous sommes là Julie ! Nous te lisons, nous partageons prafois nos doutes, parfois nos victoires…
    Gros bisous ma belle

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  6. Je crois que c’est normal … Ca arrive à tout le monde.
    Moi aussi, j’ai des moments où je vois les articles défiler mais je ne suis pas s-psychologiquement disponible pour les lire.
    Ne t’en veux pas. Même si tu partais définitivement sans rien dire .. Tu aurais le droit.

    Je te souhaite un beau week-end, Julie !

    De belles pensées !

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    1. Si je partais définitivement, je viendrai au moins dire au revoir. Et puis ne plus écrire ne veut pas dire ne plus vous lire 😉
      Le weekend sera intense, de nombreux clients. Tant mieux ! Je suis là pour ça après tout. Des bisous !

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  7. Je ne sais pas trop quoi dire car je ne te connais pas assez mais je suis vraiment impressionnée et touchée par la solidarité qui se dégage de toutes ces réponses. Quoi qu’il en soit, bien sur que tu as de droit de t’éloigner et de prendre le temps pour toi, pour te reconstituer.

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    1. Je suis moi aussi très touchée par ces mots qui ont été laissés à la suite de la publication de cet article.
      Et merci à toi d’y ajouter le tien. J’ai eu l’impression de partir comme une « voleuse » et de laisser tomber des personnes qui sont là pour moi.

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  8. Tu ne nous dois rien, finalement, Julie. On sait toutes et tous combien la blogosphère peut être pesante parfois, et on comprend bien que tu aies besoin de faire des pauses. Prends ton temps et publie à ton rythme, nous serons toujours ravi·e·s d’avoir de tes nouvelles au détour d’un article 🙂

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  9. L’isolement semble parfois salutaire,
    on ne se sent pas à la hauteur, pas suffisant,
    jusqu’à ce que l’on se rende compte que c’est du partage que vient la lumière.
    Merci à toi

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