Mon rapport à l’argent : du genre « Je t’aime, moi non plus. »

« L’argent ne fait pas le bonheur ! »

Vous la connaissez celle-là, non ? Ne vous l’a-t-on pas dit quand vous vous plaigniez de ne pas en avoir assez ? J’ai souvent répondu « Peut-être pas, mais il y contribue ! ». L’argent nous met à l’abri, nous permet d’avoir un toit sur notre tête et de quoi manger dans notre assiette. Ce que le manque d’argent ne fait pas.

De l’argent naît la société de consommation

L’argent ne sort pas de terre, ne tombe ni du ciel ni des arbres – jusque là je ne vous apprends rien ! – et pour en avoir, il faut aller le chercher : alors on travaille, on travaille… on travaille parfois jusque l’épuisement, amassant une petite somme d’argent grâce à ces heures sup’ mal payées qu’on aura accepté de faire parce qu’on a besoin d’argent. Pour payer les factures, la bouffe et le loyer, mais pas que. Pour payer notre vie sociale, nos sorties avec les copains et les copines, les restaurants de temps en temps, le shopping en période (ou non !) de solde, les abonnements téléphoniques, les comptes Netflix, et j’en passe… Je parle en tant que Française alors je vis dans une société de consommation. Et c’est bien connu, pour consommer, il faut de l’argent. Ou alors on emprunte : parce qu’il faut payer des études, parce qu’on pense à acheter un logement pour ne plus sortir de loyer tous les mois pour rien, parce qu’on veut le dernier modèle de notre voiture préférée, parce qu’on doit remplacer le frigo ou la machine à laver…

On dépense ce qu’on gagne, et quand on en a pas assez, on emprunte pour dépenser de nouveau… et un jour il faudra rembourser… Les transactions actuelles sont facilitées par une certaine dématérialisation de l’argent. Plus personne n’a de pièces glissées dans les poches ou dans une bourse : les cartes bancaires sont acceptées partout,  les règlements se font sans contact, les paiements en ligne… Nous consommons jour et nuit, sans limite, c’est si simple. Nous dépensons, parfois sans compter…

Loin de moi l’idée de critiquer la société de consommation : j’y vis, je jouis de certains de ses avantages, j’ai un compte Netflix, j’utilise les paiements sans contact, j’aime aller faire du shopping… Ce que je déplore c’est que l’argent domine le monde, et les rapports humains. L’argent a pris trop de place dans les décisions qui sont prises quand il s’agit de gouverner un pays et de dynamiser son économie. L’argent détruit une Europe endettée, une Amérique confuse, une Asie en plein boom, et une Afrique abusée : l’appât du gain, la ruée vers l’or… L’argent détruit les familles, régit les rapports entre les gens, alors qu’au centre devraient se trouver les gens justement. Les banques dirigent le monde, et s’enrichissent du malheur des gens quand sans éthique, elles laissent ceux qui ne pourront jamais rembourser emprunter en toute connaissance de cause…

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Ma famille, moi, et l’argent… et ce fossé entre nous…

Mon rapport à l’argent est plutôt simple : j’en ai, tant mieux ; et si je n’en ai plus, tant pis, il faudra attendre la paie. Cela n’a pas toujours été le cas. Si mon emprunt étudiant – que je rembourse toujours à l’heure actuelle – m’a rendue plus responsable que je ne l’étais déjà, il n’a fait qu’augmenter l’anxiété ressentie à chaque fois que je me connectais sur l’interface internet de ma banque pour consulter le solde de mon compte-courant. Je comptais chaque dépense, tentant de mémoire de comptabiliser ce qui resterait sur le compte une fois la somme débitée. Je vivais alors grâce à un argent qui n’était pas le mien, celui de la banque, complété par celui que mes parents me versaient alors et à qui je dirai merci toute ma vie de m’avoir soutenue financièrement.

Cette anxiété s’est amoindrie quand j’ai commencé à travailler mais j’ai aussi parfois déchanté. Je n’ai jamais touché la somme qu’on nous avait promis lors de notre réunion d’entrée au cycle Masters d’une école de commerce : un salaire net de près de 35 000 € par an dès la première année sur le marché du travail ? Certainement pour les uns, mais pas pour tout le monde. D’autres sont restés sur les bancs du chômage pendant de nombreux mois. Et d’autres encore, comme moi, ont eu des petits boulots, avec des petites responsabilités, avec des fonctions polyvalentes, et sous-payés. Est-ce ma faute ? C’est tout simplement le choix que je fais de ne pas vivre dans une grande ville, de ne pas travailler dans une grande entreprise, de ne pas avoir un poste très haut placé, de ne pas placer l’argent au centre de mes priorités.

J’étais anxieuse parce que je voulais de l’argent, surtout parce que je m’imaginais un certain confort de vie future impliquant une somme d’argent importante afin de couvrir les dépenses. Je me voyais auto-suffisante, indépendante. Et puis j’ai compris que je me fourvoyais. S’il faut un minimum de confort autour de soi, j’ai bénéficié de la gentillesse d’amis qui se débarrassaient de meubles, et puis j’ai pu avec mes petites économies acheter certaines choses que mes parents n’avaient pas déjà décidé d’acheter pour moi – encore une fois, merci – et j’ai appris à me passer d’autres choses.

Je viens d’une famille où l’argent peut prendre de la place dans les conversations, où le salaire qui va avec le job paraît plus important que la satisfaction personnelle et humaine qu’on peut retirer dudit job. Je viens d’une famille pour qui il est important d’épargner et les petites sommes que je parviens à mettre de côté paraissent ridicules… Je ne critique pas ma famille, je peux comprendre ce besoin d’avoir de l’argent, et cette quasi-obsession à épargner sans cesse, à tirer profit du meilleur taux d’intérêt afin que les épargnes augmentent, à emprunter puis rembourser… après tout, ils ne font qu’utiliser le système qui a été mis en place… mais à quel prix ?

J’ai grandi à l’abri du moindre pépin financier, et je ne me suis jamais posée de questions quand nous allions faire les courses. Les sorties en boutique étaient toujours un moment fabuleux, on rentrait avec des nouveaux vêtements pleins les sacs et aujourd’hui encore, j’accompagne mes parents au centre commercial avec plaisir, je ressors une nouvelle paire de bottines aux pieds, quelques livres en poche, des vêtements neufs à porter… et je dis merci. Je dis merci du fond du coeur pour ces cadeaux qui m’accompagneront chez moi et me feront penser à eux.

En revanche, je n’aime pas qu’on me dise que j’ai fait des études pour rien vu le boulot et le salaire que j’ai, que je perds mon temps, que je devrais avoir une toute autre ambition dans la vie que de galérer avec un salaire à peine au-dessus du SMIC… J’ai fait des études parce que je voulais faire des études, parce que je n’étais pas prête à aller travailler.

Je ne dis plus rien, parce que je suis épuisée. Fatiguée d’avoir eu aussi peur du manque d’argent quand j’étais plus jeune, et épuisée de devoir expliquer en quoi me distancer de l’argent a été l’une des meilleures décisions de toute ma vie. Bien sûr que j’aime consommer ! Mais avec raison et sensibilité. J’essaie le plus possible de n’acheter que ce dont j’ai vraiment besoin, et parfois je m’octroie le plaisir de faire un cadeau à une personne que j’aime. Bien sûr que je n’ignore par qu’il faut gagner de l’argent pour soigner mes trois chats, bien me nourrir, mettre de l’essence dans la voiture, payer mon abonnement Netflix, sortir au restaurant, voyager pendant mes périodes de congés. Je fais attention, je gagne assez. Et quand il n’y a plus rien, j’attends. Parce que je travaille, l’argent reviendra, et ce que je gagne est suffisant pour bien vivre. Je prévois, j’organise mes dépenses. Selon mon mode de vie, selon mes choix de confort.

 

L’argent oui, mais pas que… à consommer avec modération !

Ce serait mentir de dire que je n’aime pas l’argent. Ce serait mentir de dire que je n’ai jamais peur d’en manquer. J’ai pris de la distance, une distance nécessaire. Bien sûr, j’ai des rêves, des projets, et je ne suis pas stupide : je sais que l’argent y jouera un rôle important puisqu’un projet se réalise grâce à des financements. Je sais aussi ce que je vaux, ce que j’apprends de chaque expérience professionnelle me rapproche de mon objectif que je compte bien un jour atteindre : ouvrir un café littéraire, un lieu d’accueil où l’argent ne sera pas plus important que le fait de s’asseoir autour d’une table pour discuter et partager un repas, caresser la tête d’un chat, lire des poèmes, débattre des sujets d’actualités…

L’argent, oui mais pas seulement, avec une éthique et avec une responsabilité, comme s’il était possible d’appliquer les principes de la pleine conscience à son utilisation. Que personne ne souffre à cause de l’argent. Je ne veux pas être esclave de l’argent, ni ressentir de l’amour pour l’argent. L’argent doit rester un mode de transaction puisqu’il paraît difficile de revenir au temps du troc ! Et pourtant, n’est-il pas plaisant entre voisins d’échanger un petit service contre une part de tarte qui sort à peine du four ? de remercier des amis venus aider pour un déménagement par un repas dans une ambiance détendue une fois le nouveau logement aménagé ? d’offrir sa présence auprès d’êtres aimés juste pour le plaisir de les voir sourire et partager leurs vies plutôt que d’attendre qu’ils vous glissent un petit billet ?

On dit que les bons comptes font les bons amis, et encore une fois, c’est un adage que je n’aime pas. L’argent n’a pas sa place dans l’amitié, ni dans la famille. Il suffit de voir les gens qui se déchirent à cause d’héritage, les uns s’insurgeant du comportement des autres alors que grand-père vient de mourir et qu’on se sert dans ses affaires et dans son compte en banque sans rien demander à personne !

 J’ai cette petite jar dans laquelle je glisse quelques pièces, quelques billets que je reçois en pourboire et qui m’aideront à financer des voyages, des cadeaux, peut-être même ce projet professionnel. Qui sait ? Tout doucement, jour après jour… peut-être ! Maintenant, je comprends pourquoi l’argent ne fait pas le bonheur. Et c’est tant mieux !

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17 commentaires sur “Mon rapport à l’argent : du genre « Je t’aime, moi non plus. »

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  1. Aaaah l’argent …

    J’ai grandi dans une famille plutôt pauvre. Voir payer mes parents m’a toujours angoissée. J’ai toujours su qu’on manquait d’argent pour tout, et qu’à cause de ça, on ne pouvait rien faire, ou presque.
    Société de consommation oblige.

    A 18 ans, je suis devenue indépendante. Avec quelques bourses et les aides de la CAF (600 euros en tout), j’ai réussi à mettre plus de 2000 euros de côté en un an, en payant un loyer et des factures. Comment ? J’avais appris à ne rien dépenser.

    Ensuite, j’ai eu un salaire. Un salaire à 1350 euros. Pour moi, et le reste de ma famille, c’était une fortune !! L’argent que j’ai mis de côté se comptait alors en une dizaine de milliers d’euros en à peine deux ans. A cette époque, je me suis fait bien plaisir et suis rentrée de plein fouet dans la société de consommation. Fringues, bijoux, chaussures, vaisselle, déco et j’en passe. Qu’est-ce que j’ai pu acheter !

    Ensuite, j’ai bossé dans le privé (2500 euros par mois), puis j’ai tout lâché et je revenue à un « petit » salaire : 1250 euros par mois (qui est toujours un salaire « élevé » pour ma famille habituée au smic ou moins). Pourquoi faire ce choix débile et inconscient pour plus d’un ? Exactement pour les mêmes raisons que toi !

    Aujourd’hui, je suis épanouie dans mon travail que j’adore. Et j’ai largement assez d’argent.

    Ce que je voudrais te dire, Julie, c’est que ne plus dépendre de la société de consommation, c’est possible. Je suis en transition pour, d’ailleurs. Un pas après l’autre. J’espère que dans 25 ans (date de fin de crédit pour la maison), je n’aurais plus besoin d’argent. Mon seul regret, c’est bien celui-là : avoir été obligée de faire un crédit pour la maison. C’est un mal pour un bien.

    Le troc existe, les dons sont nombreux. On peut devenir auto-suffisant en nourriture, en eau, en électricité. On peut créer de toute pièce une éolienne avec des matériaux recyclés. Ca coutera juste du temps et de l’énergie. Ca paye vachement mieux que l’argent, je trouve, et on est super fiers de son travail après ! Bref, c’est mon petit projet ..

    En attendant, je fais attention à donner mon argent aux bonnes personnes, aux bonnes entreprises. Mais j’ai quand-même un compte Netflix ^^ !

    On peut super bien vivre avec 1500 euros à deux (voire drastiquement moins) .. Mais la société de consommation n’a pas intérêt à ce qu’on sache le faire … 🙂

    Ton projet est génial, en tout cas ! Et ton rapport à l’argent est vraiment sain, c’est chouette. Continues dans ce sens ! Je te souhaite que ça prenne forme, du fond du coeur.

    Merci pour cet article qui lève le grand tabou de l’argent !

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    1. Merci de laisser ton témoignage ici Rozie, merci d’avoir pris le temps de lire cet article un peu long jusqu’au bout… ton petit projet donne envie, et j’aimerais beaucoup le suivre dans son évolution : tu le partageras avec nous sur ton blog ?

      J’imagine que ça n’a pas été facile pour toi, pour ta famille tous les jours mais tu as su économiser quand tu en avais besoin pour avoir ta propre expérience de la consommation plus tard, et avoir alors ton propre rapport à l’argent !

      Je t’embrasse.

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  2. Personnellement si je pouvais vivre absolument sans argent je serais heureux. Je pense que cette société nous enferme et nous donne effectivement avec l’argent. Et que de toutes façons, même si nous voulions nous en passer, ce qui pourrait se faire en imaginant que vous êtes propriétaire et que vous vouliez vivre complètement en mode survitaminée ce serait impossible. Même en utilisant tous les subterfuges possible et toutes les astuces connues et en faisant tout par vous même. Vous seriez obligé de payer ne serait ce que des taxes, un raccordement électrique parceque à ma connaissance en France si on veut produire son électricité il est obligatoire d’être raccordé (ou alors pas d’électricité du tout) enfin bref. Nous avons une laisse et un collier.
    Désolé d’écrire aussi pessimiste pour un premier passage chez vous 🙂

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    1. Pessimisme ne convient pas, je dirais plutôt réaliste et lucide. Mon article ne couvre pas tous les aspects du système dans lequel nous sommes coincés, et qui pour chacun de ses aspects ramène malheureusement à l’argent et à sa domination…
      Effectivement, nous avons une laisse et un collier. Et nous les hommes sommes en général doués pour scier la branche sur laquelle nous sommes assis… merci d’avoir laissé votre commentaire !

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  3. Vu au journal, il y a quelques temps, des gens vivant en total autonomie… et c’était ma question : mais comment font-ils pour les taxes, le médecin, etc. Vaste débat que celui de la possession, de la consommation (un sujet qui, tu le sais, m’interpelle…) : d’un côté on voudrait s’en libérer, d’un autre c’est une nécessité… Pour vivre, en cas de « coup dur », pour les futures études de la poulette, pour avoir un certain confort… Quand on voit les sacrifices qu’il faut faire pour gagner de l’argent, à quel point cela peut rendre malade (et là, je parle de mon cas), on ne peut que s’interroger sur la véritable valeur de tout ça… Où s’est-on perdu ???
    Merci pour cette réflexion Julie 🙂 Bisous

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    1. Je ne crois pas qu’on puisse s’exonérer d’impôts … Enfin, si ! Ces gens travaillent pour eux, chez eux, et n’ont plus (ou quasiment plus) de salaires. Donc plus d’impôts sur le revenu. Mais pour les autres taxes (habitation, poubelles, foncière …), c’est sans doute impossible.

      J’ai récemment vu un exemple (peut-être le même que toi) d’un couple qui vit depuis plus de 40 ans avec un demi salaire seulement. Ils ont construit tout un tas de systèmes ingénieux. Par exemple, ils créent eux-même leur eau potable et ne sont pas relié à nos réseaux. Pour l’électricité, ils sont totalement autonomes. Ca me fait vraiment envie !

      Je te rejoins complètement sur les sacrifices qu’on peut faire pour l’argent …Sur sa véritable « valeur ». On s’est bel et bien perdu en chemin !!!

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  4. J’ai un rapport complexe à l’argent – fruit de mon éducation et de ma manière de voir le Monde.

    En ce qui concerne nos parents, il faut rappeler que pour la plupart d’entre eux, leur enfance a été marquée par le peu, le manque. Ils venaient plus ou moins de familles ayant connu la guerre. Se protéger devient dans ces cas là inévitable. Ou alors il faut vivre en dehors du monde – mais est-ce mieux, est-ce souhaitable?

    L’argent ne fait pas le bonheur, j’en suis convaincue, mais avoir assez d’argent pour vivre est essentiel – pour se faire des plaisirs, pour le partager, comme le dit Cécile pour nos enfants, pouvoir leur payer des études, les aider au moment où ils s’envoleront.

    Je n’ai plus peur de dire que je garde mon poste actuel pour le salaire que mon travail m’apporte et la qualité de vie que j’ai avec mon fils. Vivre en comptant sans cesse c’est quelque chose que je ne souhaite à personne – c’est anxiogène et déstabilisant.

    Nous voudrions mettre fin à cette société de consommation mais n’oublions pas que c’est l’économie qui nous fait vivre aussi. Si nous arrêtons de consommer, l’équilibre de la société risque fort d’être compromis. Il suffit de voir l’impact du tourisme dans les pays d’Afrique du Nord en ce moment.

    Bien sûr il y aurait un tri à faire. Consommer mieux déjà…

    Merci Julie pour ce partage qui nous amène à réfléchir. Belle journée à toi.

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    1. Merci à toi, Marie, de partager à ton tour le rapport que tu entretiens avec l’argent. Il est vrai que je ne mentionne pas le passé, et tu fais bien de rappeler que ceux ayant connu les années d’après-guerre n’ont pas le même rapport à l’argent, peuvent avoir cette peur de manquer et alors anticipent en épargnant. Je crois qu’à l’époque, l’entraide et la communauté avaient aussi plus de valeur dans la vie des gens…

      Société de consommation, argent… c’est un cercle vicieux dans lequel nous sommes devenus confortables. Je ne juge personne, je ne rejette pas tout, j’essaie juste d’exprimer l’urgence qu’il y a à ce que l’argent ne soit pas l’élément dominant de nos vies.

      Difficile de vivre en étant bénévole par exemple, difficile de trouver sa place dans nos sociétés sans un minimum de revenus, difficile encore de vivre d’une passion… et pourtant, l’argent a déséquilibré le monde et les rapports des différentes nations, alors que ce n’est qu’une invention humaine quand on y pense ! Et notre vie est basée là-dessus, nos pays fonctionnenent grâce à des gouvernements qui doivent trouver des sources de financement… Dans un pays qui scande l’égalité dans ses principes, il y a pourtant de nombreuses inégalités..

      Comme tu le dis, consommer mieux pourrait marquer le début d’un changement profond qui prendrait du temps mais qui pourrait nous permettre de revenir vers un rapport plus sain à l’argent.

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  5. Merci pour cet article qui fait du bien. C’est un sujet qui a animé notre repas en famille hier soir, mon père et moi pensons que l’argent ne fait pas le bonheur et mon frère et ma mère pensent l’inverse.
    Le principal est d’ouvrir des réflexions 🙂
    A bientôt !

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    1. Merci à toi de laisser ce commentaire. Que l’argent fasse le bonheur ou non, qu’il ne soit pas le seul élément important dans nos vies et nos relations me paraît primordial pour conserver un minimum d’éthique, d’humanité.

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  6. Je me reconnais dans ce que tu dis puisqu’on a visiblement eu la même éducation.
    Je ne cherche pas à m’affranchir du confort que procure l’argent. En revanche, je regrette qu’il dirige le monde comme tu le dis et qu’il impose une pression qui guide nos choix….

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  7. Je me reconnais dans tes mots : quand j’ai de l’argent, tant mieux ; quand je n’en ai plus, tant pis ! Je fonctionne exactement comme cela aussi. Je suis donc très à l’aise avec l’argent : je n’ai aucune difficulté à payer pour tous au restaurant, tout comme je n’en ai pas à me serrer la ceinture en attendant la prochaine paye. Je mets un peu d’argent de côté, au cas où. Parce que je sais que dans la société dans laquelle nous vivons, l’argent est partout, et que si je vieillis malade ou dépendante j’aurai besoin d’un peu d’économies pour pouvoir subvenir à mes besoins. J’essaie aussi de toujours maintenir un salaire suffisamment élevé pour pouvoir choisir les entreprises auxquelles je donne mon argent : il est important pour moi de payer un peu plus cher des légumes bios, et d’encourager l’agriculteur près de chez moi, plutôt que de payer moins cher des légumes importés et non bios, issus de grandes exploitations ne correspondant pas à mes valeurs. Mais au quotidien, finalement, tout ça est très simple et surtout décomplexé pour moi, et les équations s’enchaînent assez naturellement dans ma tête. Cela vient probablement de mon éducation : petite, on avait de l’argent, et puis à l’adolescence les revenus familiaux se sont écroulés. Je pense que mon adaptabilité vient de là. Et j’ai l’impression, à lire les commentaires, que notre rapport à l’argent vient souvent de notre éducation…

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  8. Coucou Julie,
    Article très intéressant et de nombreuses réponses !!
    Je vais y aller de la mienne aussi, pas trop longue j’espère.

    Je vais déjà poser le décor, je suis originaire d’Auvergne (presque) et un Sou est un Sou.
    Donc déjà je ne suis pas très dépensier et j’ai tendance à regarder les prix pour tout.
    Mes mômes se moquent de moi en me disant que je n’achète que les promos 😉
    On pourrait croire que l’argent m’intéresse ….

    En fait pas trop… Je n’aime pas gaspiller, l’eau, la nourriture, l’argent, le temps, …

    L’argent n’est qu’un outil, un outil d’échange.
    On peut en gagner en travaillant, en jouant, en suant, en vendant pour ensuite le dépenser en élément vitaux ou pas.

    Beaucoup confonde réussite et argent. j’ai une belle voiture (sous-entendu une voiture chère), j’ai une belle maison donc j’ai réussi et je suis important.
    Mais qui bernent-ils si ce n’est eux même!
    J’ai toujours été sidéré de constater que mon salaire est souvent dans les plus élevés mais que j’ai le véhicule le plus simple …

    Faut-il avoir beaucoup d’argent?
    Se nourrir, se loger, potentiellement on peut le faire sans trop d’argent. Principalement une question de choix, de lieu d’habitation, de mode d’hébergement, de temps et d’énergie que l’on est prêt à y investir (tiens, un terme financier 😉 )
    Se soigner en France sans argent c’est aussi possible, mais malheureusement pas dans tous les pays.
    Se déplacer sans argent, ou avec peu d’argent c’est aussi possible.
    A tout un chacun de faire des choix et de faire en fonction de ses moyens.

    Et vivre ? A t’on besoin d’argent pou vivre ?
    La vie c’est les émotions, celles que l’on procure, celles que l’on reçoit.
    Et pour cela l’argent n’est ni une assurance de succès ni une mesure d’intensité.

    On peut faire plaisir sans beaucoup d’argent, certes il faut alors passer du temps et de l’énergie à trouver ce qui plaira.
    Tu parles de troc, de part de gâteau toute chaude pour remercier un voisin.
    N’est-ce pas une manière plus personnelle, plus gratifiante de remercier?

    Avoir de l’argent est une facilité, les loisirs plus faciles, les transports plus faciles, …. mais pas une nécessité.

    Certains gardent un travail purement alimentaire, je peux presque le comprendre..
    Passer plus de la moitié de son temps éveillé pour cela ….
    Est-ce bien raisonnable?
    D’autant plus que nous sommes plus épanouis, plus efficaces dans un travail qui nous plaît!

    Je gagne très bien ma vie, j’aime ce que je fais au travail et mes sources de joie sont toutes simples, un bon livre, l’échange avec un ami, une balade en forêt, réussir à améliorer la vie de quelqu’un, récolter un sourire.
    L’argent, un outil, pas un but ….

    Aimé par 1 personne

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